Brad Stevens : " Ils ont toujours deux All-Star sur le terrain et avec le meilleur joueur du monde, ils deviennent irréels "

Les Celtics doivent sans doute s’en mordre les doigts. Cette nuit, ils ne sont pas passés loin de rééditer leur exploit du match 3 à Cleveland. Dans le second quart-temps, ils ont compté jusqu’à 16 points d’avance (49-33) en pratiquant un basket léché. Le tout avec un LeBron James, pas vraiment dans son élément à ce moment du match, condamné à sortir jusqu’à la fin de la période avec ses 4 fautes. Boston a-t-il raté le coche dans les sept minutes qui ont suivi ?

La réponse de Brad Stevens est simple : même privés de LBJ, les Cavs restent une sacrée équipe.

« Ils ont toujours deux All-Star sur le terrain. Avec le meilleur joueur du monde, ils deviennent irréels, mais ils restent une sacrément bonne équipe avec ces gars. »

Si Kevin Love a livré une prestation solide, notamment aux rebonds, le coach des Celtics fait ici bien évidemment référence à Kyrie Irving. Le King sur le banc, le meneur devient le première option offensive. C’est peu dire qu’il a assumé ce rôle à la perfection dans le second quart, en plantant plusieurs gros tirs primés. Puis dans le troisième quart, Kyrie Irving est devenu complètement injouable, avec des pénétrations à foison et des finitions plus invraisemblables que les autres. Même une petite entorse à la cheville ne l’a pas empêché de scorer… 21 points dans la période.

« À la fin du second et la fin du troisième, il a fait des choses incroyables avec le ballon », observe aussi Brad Stevens. « Nous avons de très bons athlètes, rapides, pour lui rendre les choses difficiles, mais il a été capable d’élever son niveau de jeu et rentrer de gros tirs. »

Aider plus pour s’exposer aux shooteurs ?

Quelle solution face à lui ? Avec son premier pas dévastateur, il s’est joué de tous les défenseurs face à lui. Plus d’aide ?

« Eh bien, je pense que nous avons fait un meilleur boulot pour aider dans la raquette. Mais quand tu as (Kyle) Korver dans le coin, tu as (Kevin Love), tu as différents shooteurs, J.R. Smith et bien sûr LeBron. Il y a des choix à faire. Je ne suis pas sûr que ce soient les bons parce que tu t’exposes dans tous les cas. On va devoir revenir sur les fois où Irving arrive au cercle car on doit être capable de réagir plus vite. Nous étions soit en retard, soit sans suffisamment de résistance pour le faire rater. »

C’est le casse-tête classique imposé par l’effectif des Cavs. Et cela marche autant avec Kyrie Irving que LeBron James qui, après une première mi-temps manquée, va se remettre dans la partie par la suite. Résultat : malgré « peut-être », selon Brad Stevens, la meilleure mi-temps de ces playoffs pour les verts, Boston n’a pas tenu le choc.

Mais le coach et les siens peuvent se consoler. Ils ont d’abord gagné le droit de rejouer à domicile avec un Game 5. Surtout, ils ont réussi à montrer un tout autre visage dans les deux derniers matches, par rapport aux deux premiers. Pourquoi ne pas prolonger encore un peu la série ?

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