Brad Stevens : " C'est dur à croire mais LeBron James est encore plus fort que lorsque je suis arrivé en NBA "

« C’est dur à croire mais il est encore plus fort que lorsque je suis arrivé en NBA. Bien meilleur« .

En deux phrases, Brad Stevens a résumé le sentiment de tout le monde devant les prestations de LeBron James dans ces playoffs. Le quadruple MVP joue peut-être le meilleur basket de sa carrière, et si on l’a choisi comme MVP de la nuit, plutôt que Kevin Love, c’est tout simplement parce que c’est lui qui a mis les Celtics dans les cordes dès le premier round.
Son premier quart-temps est du LeBron pur jus. Une sorte de Mike Tyson des parquets. Il frappe d’entrée. Près du cercle. Les Celtics multiplient les défenseurs. Ça ne change rien. Main gauche, main droite. Peu importe. Son premier pas est si puissant que LeBron fait la différence.
Après 12 minutes, Boston constate les dégâts : 30-19 pour les Cavaliers et déjà 15 points pour LeBron à 7 sur 7 à 2-points…

« L’énergie était là dès le début de match. En attaque, on était agressif, et l’intensité défensive était présente. Quand vous jouez à l’extérieur, il faut imposer son jeu d’entrée pour donner le ton à la rencontre » expliquera-t-il après le match.

La suite est du même tonneau. On ne voit que lui sur le parquet. La tête bien haute, il part de très loin pour profiter sa vitesse et sa puissance. Il n’y a rien à faire. Et comme LeBron n’est pas égoïste, il distribue aussi le caviar pour Kevin Love et Tristan Thompson.

A l’arrivée, ça donne 38 pts, 9 rbds et 7 pds en 42 minutes. A aucun moment, on a eu le sentiment qu’il baissait de pied. A aucun moment, on a eu le sentiment qu’il était fatigué. Les Cavaliers ont profité de 15 jours de repos depuis le début des playoffs, et ça se voit.
« LeBron joue à un niveau très élevé, et c’est pour ça qu’on s’appuie autant sur lui » explique Tyronn Lue. « Quand il joue comme ça, les autres gars ont juste à être solides, et ça nous donne une bonne chance de gagner. »

En clair, donnez la balle à LeBron, et il s’occupe du reste. Et c’est un peu le sentiment qu’on a depuis le début des playoffs. Meilleur « playmaker » de la NBA, il crée pour lui et pour les autres. Exactement comme pouvaient le faire Magic Johnson ou Michael Jordan en leur temps. Et comme il est en état de grâce depuis un mois, les Celtics ont pris une leçon de basket, et les Cavaliers sont invaincus depuis neuf matchs.

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