Boston est donné battu d'avance face au Cleveland de LeBron James en finale de l'Est. Ça tombe bien, les Celtics et Isaiah Thomas adorent se nourrir du statut d'outsider.

Boston est donné battu d'avance face au Cleveland de LeBron James en finale de l'Est. Ça tombe bien, les Celtics et Isaiah Thomas adorent se nourrir du statut d'outsider.

Après un deuxième tour remporté 4-3 face à Washington, les Boston Celtics vont enchaîner face à Cleveland mercredi en finale à l'Est. S'ils ont terminé la saison régulière devant le champion en titre, Isaiah Thomas et les siens ne seront pas favoris. Ils auront néanmoins de bons arguments à faire valoir.

Isaiah Thomas, le leader

Sur ces play-offs, Isaiah Thomas s'est affirmé un peu plus comme le leader incontesté de son équipe. Face à Washington, le meneur de jeu a tourné à 27,4 points de moyenne, explosant les compteurs avec 53 points marqués lors du match 2 (129-119). Capable d'apporter le danger de près comme de loin, il sera le principal souci des Cavaliers sur la finale de Conférence Est. Excellent passeur, Thomas est largement capable de reconnaître les situations de prise à deux pour trouver le partenaire démarqué.

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Isaiah Thomas a terminé neuf fois meilleur marqueur de son équipe depuis le début des play-offs (dont deux fois à égalité avec un partenaire). Il a terminé meilleur marqueur du match quatre fois (dont une ex-aequo).

Avery Bradley et Al Horford, lieutenant efficaces

Afin d'opposer au Big Three de Cleveland un équivalent crédible, les Celtics ont l'avantage de pouvoir compter sur la régularité d'Al Horford, pivot fuyant à l'image de ce que peut proposer Kevin Love. Particulièrement efficace au tir (63,9% en play-offs) et capable de marquer de loin (58,3%), Horford sait également peser près du cercle et sa mobilité sont des atouts indispensables à sa franchise.

Réputé excellent défenseur, Avery Bradley a également prouvé qu'il était capable d'apporter en attaque. Ses deux derniers matches exemplaires face à Chicago (24 et 23 points) tout comme sa pointe à 29 unités lors du match 5 contre Washington sont venus en attester. La saison dernière, il n'avait joué qu'un match de play-offs avant de se blesser. Cette saison, son esprit de revanche et son côté poison en défense peuvent faire basculer un match en faveur des Celtics.

Lundi soir, c'est Kelly Olynyk qui est sorti du lot, apportant 26 points en sortie de banc. Un impact déterminant pour éliminer Washington. L'intérieur a tout intérêt à reproduire ce genre de prestation pour soulager la pression imposée sur les joueurs extérieur. Au jeu des rotations, Boston pourrait en ressortir largement gagnant.

Un enchaînement peut-être utile

Après un mois de play-offs, Cleveland et Boston présentent deux bilans très différents : les Cavaliers ont expédié leur deux premiers tours et sont toujours invaincus (8v-0d). Défaits lors de leurs deux premiers matches face à Chicago au premier tour, dans un contexte très particulier, les Celtics n'ont plus perdu à domicile depuis. Ils n'ont pas réussi à gagner à Washington non plus mais ont enchaîné les matches. Le facteur fatigue sera crucial en cas de série allongée face au champion en titre mais le rythme peut jouer en faveur du leader de la saison régulière à l'Est alors que Cleveland n'a plus joué depuis le dimanche 7 mai. Mercredi, cela fera donc dix jours que les hommes de Tyronn Lue ne se seront frottés à aucun adversaire. La mise en route pourrait être compliquée.

1-3
En saison régulière, Boston a perdu 3 de ses 4 affrontements face à Cleveland. Les trois premiers se sont joués en 6 points ou moins (122-128, 118-124 et 103-99) tandis que le dernier duel a été largement dominé par les Cavs (114-91).

Il ne faut pas oublier que dans ce duel, Boston possède l'avantage du terrain, ce qui ne sera pas négligeable pour les premiers duels. Pour espérer surprendre Cleveland, qui partira tout de même large favori, les hommes de Brad Stevens auront besoin d'allier toutes les éléments qui leur sont favorables. Et même dans un contexte où tout leur souriait, il n'est pas dit que les Cavaliers ne seront pas un cran au-dessus.

Éviter le même sort qu'en 2015
La dernière fois que Cleveland et Boston se sont affrontés en play-offs, c'était en 2015. Les Cavaliers n'avaient laissé aucune chance à leurs adversaires, s'imposant 4-0.

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