Yao Ming honoré par les Houston Rockets

A la mi-temps du match contre Chicago, les Houston Rockets ont retiré le maillot de Yao Ming, très touché par cet honneur quelques mois après être entré au Hall of Fame.

Deux jours avant le Super Bowl au NRG Stadium, un événement a fait oublier le «big game» à la ville de Houston. Vendredi soir, le numéro 11 de Yao Ming a été retiré par les Houston Rockets à l'occasion du match contre les Chicago Bulls. C'est à la mi-temps que le géant chinois de 2,29 m a été honoré rejoignant Rudy Tomjanovich (45), Moses Malone (23), Calvin Murphy (23), Clyde Drexler (22) et Hakeem Olajuwon (34) parmi les numéros retirés par la franchise texane. «The Dream», héros des titres de 1994 et 1995, était d'ailleurs présent avec une ribambelle de star des Rockets. Outre Olajuwon, Steve Francis, Dikembe Mutombo, Shane Battier et Tracy McGrady étaient presents sur le parquet, de même que le patron de la ligue, Adam Silver, les parents de Yao Ming mais aussi sa femme et sa fille.

Visiblement ému au moment de s'exprimer face au public, le héros de la soirée a d'abord marqué une petite pause qui a permis aux fans de prolonger leur ovation. Puis il a pris la parole avec son humour habituel rappelant quelques anecdotes. «Vous savez, la première année où la NBA a été diffusée en Chine, c'était en 1994 quand Houston a gagné son premier titre, a-t-il raconté en pointant du doigt Hakeem Olajuwon. Et a 10 000 km de là, mon rêve a commencé.»


«Je n'aurais pas mon contrat de dix jours !»

Quelques jours après le nouvel an chinois, il a aussi plaisanté sur les nouvelles résolutions qu'il avait pu prendre. «Quand j'ai vu mon numéro presque retiré en entrant dans la salle, je me suis dit que la première s'était envolée. Je n'aurais pas mon contrat de dix jours !» Une réflexion qui rappelle que sa carrière, entamée en 2002 (1er choix à la draft) a été écourtée à cause de ses blessures récurrentes à un pied.

Mais pour finir sur une note plus légère, il a préféré se souvenir de son premier nouvel an chinois passé aux Etats-Unis, en 2003. «Je suis arrivé au vestiaire et tout le monde m'a souhaité la bonne année en me remettant une enveloppe rouge avec un peu d'argent comme le veut la tradition chinoise. Alors merci d'avoir fait ça pour me faire me sentir comme chez moi. Mais... J'ai regardé les enveloppes et j'ai vu qu'il n'y avait que deux euros. Alors je suis allé dire à Carroll Dawson (le manager général) que normalement, on mettait au minimum dix dollars. Et là, CD m'a répondu : ' Mais tu sais qu'ici, il y a un salary cap non ?' J'ai gardé un billet de deux dollars depuis ce jour-là et je l'ai tout le temps sur moi.»

Après l'apparition de son maillot frappé du 11 et du nom «Yao» au plafond du Toyota Center puis une dernière ovation, le joueur entré au Hall of Fame en avril dernier a finalement été salué par les Rockets d'aujourd'hui, tout juste ressortis du vestiaire. James Harden est arrivé le premier en lui sautant carrément dans les bras à la manière d'un enfant. Au terme de la rencontre contre les Chicago Bulls, remportée après prolongation (121-117, a.p.), Harden est une nouvelle fois venu saluer Yao Ming, installé au premier rang, les deux hommes s'étreignant quelques secondes. Comme un symbole entre le Chinois, retraité officiellement depuis 2011, et la star actuelle des Rockets, arrivée l'année suivante.

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