Une autre saison de galère pour les New York Knicks

NEW YORK, États-Unis - Les Knicks de New York n'ont pas fini de courir après leur glorieux passé: malgré les promesses de la saison morte et des premières semaines encourageantes, la campagne 2016-2017 est en train de virer au cauchemar.

Ils ont beau être dirigés par le très respecté Phil Jackson et avoir recruté Derrick Rose, meilleur joueur de la saison 2010-2011, les Knicks ont perdu tout espoir de jouer les premiers rôles, après seulement deux mois de compétition.

À mi-parcours de la saison régulière, ils sont 10e de la Conférence Est avec un bilan de 18 victoires et 23 défaites: ils peuvent encore décrocher leur billet pour les séries, mais ils ne font plus figure depuis longtemps de candidat au titre.

Même l'emblématique Carmelo Anthony commence à perdre patience.

« C'est inacceptable, c'est très, très décevant », avait lâché « Melo » après la défaite à Minnesota (97-96) mercredi, alors que son équipe menait par dix points à deux minutes de la sirène.

Ses Knicks ont brièvement redressé la tête contre les Bulls de Chicago, 104 à 89 vendredi, avant de sombrer consécutivement contre les Raptors de Toronto 116 à 101 dimanche, et hier soir au Madison Square Garden contre les Hawks, leur onzième défaite en douze matchs!

Amende de 200 000 dollars

La semaine qui vient de s'achever pourrait être le tournant de la saison des Knicks, l'équipe la plus prospère de la NBA selon le magazine Forbes, qui la valorisait en 2016 à trois milliards de dollars malgré son mince palmarès (deux titres en 1970 et 1973) et ses échecs coûteux et répétés.

Cette semaine a débuté par la mystérieuse absence de Rose pour le match contre La Nouvelle-Orléans, perdu 110 à 96. Pendant quelques heures, les Knicks sont même restés sans nouvelles de leur étoile, arrivé à New York par le biais d'un échange de trois joueurs partis à Chicago.

Le lendemain, il avait expliqué qu'il s'était rendu à Chicago, sa ville natale, pour des raisons familiales.

Les Knicks lui ont infligé une amende salée de 200 000 dollars, mais ne l'ont pas suspendu, ce qui a fait grincer des dents et relancé les critiques visant Phil Jackson.

À sa nomination au poste de président en mars 2014, l'ancien entraîneur des Bulls de Michael Jordan et des Lakers de Kobe Bryant, qui a remporté onze titres de la NBA, était attendu par l'exigeant public du Madison Square Garden comme le Messie.

Et c'est peu dire que celui qui était surnommé « le maître zen » déçoit, en particulier par son recrutement.

« Melo » amer

Il a déjà « consommé » trois entraîneurs et Jeff Hornacek, en poste depuis juillet, semble sur la sellette alors qu'il présente un plus mauvais bilan à ce stade de la saison que Derek Fisher, limogé en février dernier.

Jackson ne laisse pas les coudées franches à ses entraîneurs successifs, à qui il impose d'utiliser sa fameuse « attaque en triangle », désormais bien obsolète.

Le contrat de 72 millions de dollars sur quatre ans, offert cet été au pivot franco-américain Joakim Noah, de retour d'une blessure à une épaule, a aussi beaucoup étonné.

Si on ajoute que le prodige letton Kristaps Porzingis, l'une des rares satisfactions de la saison, est blessé depuis dix jours, tous les ingrédients pour une énième crise semblent réunis.

De plus en plus critiqué par une partie de la presse new-yorkaise, en particulier par un journaliste présenté comme le confident de Jackson, « Melo », qui tourne à 22,1 points par match, a frappé du poing sur la table dimanche.

« Si les dirigeants pensent que mon séjour à New York touche à sa fin, l'heure est venue d'avoir cette discussion », a-t-il lâché, amer.

« Moi, je n'y pense pas, je donne tout ce que j'ai à chaque match », a conclu Anthony, qui court toujours, à 32 ans, après son premier titre.

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