Salah Mejri favorable au nouveau système de compétition et heureux de la nomination de Palma comme coach de la Tunisie

DALLAS (FIBA AfroBasket 2017) - L'international tunisien Salah Mejri est impatient de défendre à nouveau les couleurs de son pays, d'autant plus après la toute récente nomination de Mario Palma en tant que coach de la sélection masculine senior.

Bien que l'intérieur des Dallas Mavericks avait été contraint de faire l'impasse sur le dernier Tournoi de Qualification Olympique (TQO) à cause d'une blessure, il n'en reste pas moins extrêmement motivé à l'idée de représenter la Tunisie au prochain AfroBasket et de contribuer à un éventuel succès final, ce qui n'est plus arrivé à la nation nord-africaine depuis 2011.

"Un des avantages du nouveau système de compétition est qu'il permettra aux petites équipes de se frotter aux grandes nations, et d'apprendre de ces matches. Qui ne souhaiterait pas prendre part à un tournoi comme la Coupe du Monde ? C'est en tout cas une belle opportunité pour les équipes africaines." - Mejri


Il est attendu des Tunisiens qu'ils se qualifient pour l'AfroBasket 2017 à Brazzaville, en République du Congo, et le MVP de l'édition 2011 se réjouit d'entrer dans une nouvelle ère en équipe nationale.

"Je n'ai pas encore parlé avec coach Palma, mais il n'y a pas besoin de le présenter," dit-il à FIBA.com. "C'est un gagneur et il a eu beaucoup de succès avec la sélection nationale d'Angola. Je suis impatient de travailler avec lui. J'espère qu'il pourra nous aider à gagner un autre titre continental."

Le technicien portugo-angolais a remporté quatre fois l'AfroBasket à la tête des Angolais. Il n'en fallait pas plus pour convaincre les Tunisiens qu'il était le meilleur candidat à la succession d'Adel Tlatli. Et le titre national conquis par Palma avec le Club Africain, cinq mois après son arrivée en Tunisie, confirme déjà tout le bien que l'on pense de lui dans ce pays.

"Certains de mes coéquipiers en équipe nationale jouent sous ses ordres dans le championnat tunisien, et ils apprécient tous son style," remarque Mejri.

La Tunisie, hôte de l'AfroBasket in 2015, n'avait pas pu faire mieux qu'une 3ème place finale.

Tandis que les médias locaux avaient décrit la campagne de la Tunisie comme un véritable échec, synonyme de fin de cycle pour une génération qu'ils considéraient dorée, Mejri maintient que le cycle n'est pas fini.

La compétition à Brazzaville pourrait être sa dernière avec le maillot tunisien, et il a bien l'intention de prendre sa retraite internationale avec une médaille d'or autour du cou.

"C'est mon but, c'est clair," admet-il. "Il est très vraisemblable que cela sera mon ultime AfroBasket avec l'équipe de Tunisie, parce que je risque d'être un peu trop vieux pour le suivant. Cela sera un moment spécial pour moi. J'aimerais faire partie du contingent qui disputera la compétition l'été prochain, avec l'envie d'accomplir quelque chose de grand.

"Une belle opportunité se présente à nous avec l'AfroBasket 2017. Le plus important est de retrouver la forme et de bien jouer lors des prochaines échéances."

Mejri s'est aussi exprimé sur le nouveau système de compétition de la FIBA, qui entrera en vigueur en novembre 2017.

Avec lui, les équipes nationales disputeront sur une base régulière des matches 'aller-retour' durant un cycle de quatre ans (2017-2021), afin de décrocher une qualification pour la Coupe du Monde 2019 et les Coupes continentales deux ans plus tard.

De plus, le nombre de nations qui participeront à la Coupe du Monde passera de 24 à 32, l'Afrique héritant ainsi de cinq places au lieu des trois actuelles.

"Un des avantages du nouveau système de compétition est qu'il permettra aux petites équipes de se frotter aux grandes nations, et d'apprendre de ces matches. Qui ne souhaiterait pas prendre part à un tournoi comme la Coupe du Monde ? C'est en tout cas une belle opportunité pour les équipes africaines," s'enthousiasme-t-il.

Mejri est content de savoir que les clubs de certains championnats nationaux vont soutenir les joueurs qui veulent représenter leurs pays respectifs en sélection.

"Quand vous jouez au basket au niveau professionnel, les clubs qui paient votre salaire s'occupent en général bien de vous. Ils veulent que vous restiez en bonne santé. Si les équipes nationales prennent également tout aussi bien soin de vous, et si les nouvelles polices d'assurance des joueurs instaurées par la FIBA sont réelles, alors les joueurs ont toutes les raisons d'être très motivés à l'idée de revêtir le maillot national, c'est clair," explique-t-il.

"Personnellement, j'adore jouer en équipe nationale, elle est vraiment très importante à mes yeux."

Retour à l'accueil