Rudy Gobert : " C'était un moment incroyable "

Rudy Gobert a signé, lundi à San Antonio, sa prolongation de contrat avec Utah pour quatre ans et 102 millions de dollars. Il s'est confié à L'Equipe sur les sensations procurées par cette journée particulière.

Quelques heures après la signature de son nouveau contrat avec le Jazz, Rudy Gobert a choisi de célébrer l'événement sobrement et en petit comité, avec sa maman Corinne, et ses agents, Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana, dans un restaurant à deux pas du Riverwalk de San Antonio, où il jouera demain soir avec Utah. Et il a accepté de délivrer à L'Équipe ses premières impressions.

«Comment se sent-on après avoir signé un tel contrat ?
Ça fait plaisir, c'est sûr. Je ne dirais pas que c'est seulement un soulagement parce qu'il y a autre chose comme sensation. Je suis vraiment impatient de voir ce qu'on va pouvoir faire durant les prochaines années avec Utah.

Mais cela enlève-t-il un certain poids ? 
Ça n'a pas changé la manière dont j'ai joué mais je mentirais en disant que ça ne pèse pas sur l'esprit. Ça revient parfois en tête, c'est normal, c'est humain de penser à ça. Maintenant, c'est bon, je n'aurais plus à me soucier de ça pendant plusieurs années (son contrat court jusqu'en 2021) et je pourrais me concentrer sur le basket.

Sur la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux par votre agence, vous avez l'air particulièrement concentré pendant la signature. 
Ah oui, j'ai l'ai si concentré que ça ? (sourire) Bon, c'est quand même un contrat qui vaut pas mal d'argent donc c'est normal de l'être. C'était un moment incroyable.

On a vous a vu en train de lire le tweet d'Evan Fournier où il vous demande si vous passez une bonne journée... 
Ça m'a fait bien rire. Evan m'a aussi envoyé un message pour me féliciter directement après la signature.

Mais toute cette journée du 31 octobre, a-t-elle été agréable ou stressante ? 
Agréable. C'est finalement la journée la moins stressante car ça se concrétise. Je savais depuis quelques jours que ça allait se faire. Le montant était déjà fixé ainsi que la plupart des choses donc je n'étais pas inquiet. Après, il reste toujours un petit peu de stress parce que c'est la signature, c'est symbolique.

Vous auriez pu prétendre à un contrat maximal autour de 110 millions de dollars, pourquoi avez-vous signé pour moins ? 
Pour moi, le principal, c'est de trouver un équilibre et qu'on puisse construire à Utah. 10 millions de plus, c'est une somme énorme bien sûr. Mais est-ce que ces 10 millions de plus auraient changé ma vie ? Non. Alors que si on utilise cet argent pour recruter de meilleurs joueurs, ça oui, ça va changer ma vie. Ce qui m'importe au plus profond de moi, c'est de gagner ! On s'est dit qu'il fallait faire un geste pour l'équipe. Et c'est en étant convaincu à 200 % que je l'ai fait. Je sais que mon avenir financier est assuré, maintenant, c'est le palmarès qu'il faut faire gonfler.»

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