Maurice Beyina : " J’ai beaucoup d’optimisme, sur les perspectives et l’avenir de la maison du basket Centrafricain "

De passage à Chalon-sur-Saône, en France, le nouveau président du club Hit Trésor et conseiller spécial auprès du président de la Fédération Centrafricaine de Basketball, Maurice BEYINA a accepté de répondre à nos questions. Ancien capitaine des Fauves et ancien cadre du basket professionnel en France, BEYINA, natif de Saint-Denis, a pris depuis plusieurs années, la décision de rentrer en Centrafrique, son pays d'origine afin de contribuer à la restructuration du basket centrafricain et également à la vie économique. Il faut rappeler que la Centrafrique a traversé une "crise sans précédent" ces dernières années, mais grâce aux efforts de nombreux centrafricains comme BEYINA, le pays commence à se reconstruire peu à peu même si tout n'est pas encore parfait.


Cyrille NGARIO (News Basket Beafrika): Bonjour Monsieur Maurice BEYINA, félicitations au nom de toute notre rédaction pour votre nomination comme conseiller spécial auprès du président de la Fédération Centrafricaine de Basket-ball.
 
Maurice BEYINA : "Bonjour Monsieur NGARIO, je vous remercie pour vos félicitations et pour le travail que vous avez accompli ces dernières années pour le Basket en général, et le Basket Centrafricain en particulier, à travers News Basket Beafrika."
 
NBB: Quels sont vos sentiments après cette nomination ?
 
Maurice BEYINA: "Je ressens beaucoup de fierté pour la confiance accordée par le Président EMBOLA, ainsi que l’ensemble du Bureau Fédéral. Je suis conscient que c’est une grande responsabilité à assumer, et de grands chantiers qui m’attendent, mais je sais que le timing est bon pour rentrer pleinement dans ce rôle."

Maurice Beyina : " J’ai beaucoup d’optimisme, sur les perspectives et l’avenir de la maison du basket Centrafricain "

NBB : Votre nomination a sans doute suscité beaucoup d'espoirs chez les fans centrafricains qui attendent un changement radical au sein de la fédération. Qu'allez vous faire pour redonner de l'élan à ce sport roi ?
 
Maurice BEYINA : "Si je me base sur les retours que j’ai eu à Bangui, et à l’étranger, je me rends compte que les attentes et les espoirs sont très grands. Cela prouve le considérable amour des Centrafricains pour le Basket-ball et les Fauves. Le Président EMBOLA et l’équipe en place ont pris la pleine mesure de ces espérances. Dès leur élection, ils se sont mis au travail pour redynamiser notre sport préféré, et insuffler un nouvel élan. Je les ai rejoints avec la volonté d’apporter ma contribution, mon investissement, mes connaissances, mon expérience, et mon carnet d’adresses."
 
NBB : Plus récemment dans nos colonnes, Max Kouguere est sorti du silence pour faire part de sa déception au sujet de la mauvaise gestion au sein de l'ancien bureau fédéral, et a menacé de quitter l'équipe nationale si les choses ne venaient pas à changer. Que va faire le nouveau bureau fédéral pour ramener l'ordre et la confiance dans la maison basket centrafricain?
 
Maurice BEYINA : "En tant que Leader et Capitaine des Fauves, Max a pris ces responsabilités et a fait entendre « le cri » de ces coéquipiers. C’est un message qui a été entendu par toute la famille du Basket, et par le nouveau Bureau Fédéral. Son message n’a pas été pris à la légère. Toutefois, connaissons le projet du Président et l’état d’esprit des membres du Bureau, je n’ai pas d’inquiétudes que très vite un climat de collaboration, de travail et de sérénité va être retrouvé. J’ai beaucoup d’optimisme, sur les perspectives et l’avenir de la maison du basket Centrafricain."

Maurice Beyina : " J’ai beaucoup d’optimisme, sur les perspectives et l’avenir de la maison du basket Centrafricain "

NBB : Ces deux dernières décennies, l'équipe nationale centrafricaine a brillé par la désorganisation lors des différents championnats d'Afrique. Plus les années passent, plus de nombreux cadres de l'équipe sont à la porte de la retraite, sans oublier des jeunes joueurs qui évoluent pour la plupart à des niveaux inférieurs en France. Comment expliquez-vous une telle descente? Surtout à un moment où beaucoup de pays africains ont un nombre important de joueurs au haut niveau?
 
Maurice BEYINA : "Il est difficile pour nous d’essayer de nous voiler la face. Nous avons été les pionniers et des exemples pour beaucoup de pays. Ces pays ont appris de nous, et ont travaillé toutes ces années. Aujourd’hui, ils récoltent le fruit de leur travail et investissement. Par contre, nous sommes restés sur place, voire nous avons régressé dans bien des aspects. Depuis plusieurs années, notre place dans le carré, sur l’échiquier continental est remise en cause, et j’irais même plus loin d’affirmer que même dans la Zone 4, nous sommes bousculés de toute part. Pour inverser la tendance, nous devons nous remettre au travail, de façon organisée, et avec une volonté et une implication au plus haut niveau du pays. Un vrai programme doit être mis en place pour RECONQUÉRIR NOTRE PLACE DE PRÉTENDANT A YASSINTOUNGOU ! C’est un peuple qui se met en marche ENSEMBLE pour chercher « une épouse », alors faisons le nécessaire pour en être digne ! Actuellement, nous ne le méritons pas !
Par contre, je sais que nous avons « goûté » par 2 fois aux bras accueillants de cette si convoitée REINE D’AFRIQUE, donc nous savons comment faire pour y retourner. Nous avons un cœur de Champion qui n’attend qu’à se réveiller. Champion un jour, Champion toujours !
AU TRAVAIL CHAMPION !"

Maurice Beyina : " J’ai beaucoup d’optimisme, sur les perspectives et l’avenir de la maison du basket Centrafricain "

NBB: Votre CV est assez impressionnant: ancien capitaine des Fauves, ancien joueur cadre de pro A, ancien président du syndicat des basketteurs professionnels en France, ancien directeur exécutif de Bourg-En-Bresse et consultant de News Basket Beafrika auprès de l'Euroleague Basketball et de la FIBA. En regardant un tel parcours, on a envie de croire à un renouveau du basket centrafricain. Donnez moi une bonne raison d'y croire...
 
Maurice BEYINA : "Je ne cesse de remercier L’Eternel pour m’avoir pris des terrains de football de Sica 1, après la magnifique campagne des Fauves en 1985 à Abidjan, pour m’avoir fait vivre toutes ces choses ces 30 dernières années. Le Basket m’a donné tant de choses, il est temps d’accélérer le « GIVE BACK TO THE GAME !». En pure modestie, le renouveau ne se fera pas qu’à travers moi, ou du nouveau Président, ou du nouveau Bureau Fédéral. Ce renouveau est l’affaire de toute la famille Basket et de tous les CENTRAFRICAINS. Si mes souvenirs sont bons, on parle de « FAUVES ou de BAMARAS » au PLURIEL !"
 
NBB: Merci beaucoup d'avoir accepté de répondre à nos questions. Bonne chance dans vos projets pour le basket centrafricain.
 
Maurice BEYINA : "C’est moi qui vous remercie pour cette opportunité. J’en profite pour inviter la meute des Fauves dispersée à sortir des tanières, de l’isolement, de se regrouper, d’apporter leur contribution, et participer activement à cette marche conquérante. 
Cette tâche est pour LES FILS DU PAYS, C’EST A NOUS DE RETROUSSER NOS MANCHES ET DE LE FAIRE ! 
Comme l’a dit le Président John Fitzgerald Kennedy, lors de son discours d’investiture :
« NE DEMANDEZ PAS CE QUE VOTRE PAYS PEUT FAIRE POUR VOUS. DEMANDEZ CE QUE VOUS POUVEZ FAIRE POUR VOTRE PAYS ! ». 
Et vous pouvez faire BEAUCOUP. N’est-ce pas News Basket Beafrika ?"

 

Propos recueillis par Cyrille NGARIO

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