Le Jazz fait tomber les Spurs

Meilleur en début puis en fin de match, le Utah Jazz a obtenu une superbe victoire sur le parquet des San Antonio Spurs (106-91).

Le match : Utah en deux temps

L'expérience que le Utah Jazz a ajouté à son effectif avec les arrivées de George Hill, Joe Johnson et Boris Diaw semble porter ses fruits. Même si ce dernier était forfait (hématome sans gravité à la jambe droite), le Jazz a affiché à San Antonio une maîtrise qui lui a souvent fait défaut l'an passé, dans un match à l'intensité et au scénario intéressants. Après un début de partie marqué par une superbe adresse (à 7 sur 8 à trois points notamment), Utah a compté jusqu'à seize points d'avance (47-31, 15e).

En affichant un peu plus d'intensité, les Spurs sont revenus dans le match à la faveur d'un 12-0 (15e-21e). C'est à partir de ce moment-là que les hommes de Quin Snyder ont fait preuve d'aplomb, répondant à chaque bonne série des Spurs. Tony Parker avait pourtant redonné un avantage de trois points aux Spurs grâce à ses deux mouvements fétiches (spin-move et teardrop), sans effet durable pour son équipe. Grâce à un 10-0 précieux en fin de troisième quart, le Jazz a attaqué la dernière période en tête. Un dernier acte au cours duquel George Hill (voir le joueur) a pris les choses en main pour amener le Jazz à bon port (106-91).

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Avec ce succès à San Antonio, le Utah Jazz met fin à une série de dix défaites consécutives contre les Spurs. «Il y a beaucoup d'autres équipes qui doivent avoir le même genre de série, a souligné Quin Snyder, le coach du Jazz. Ça montre à quel point ils sont bons et régulier. San Antonio est un maître-étalon dans la ligue.»


Le joueur : George Hill

Gregg Popovich a toujours dit que son seul vrai regret en tant que président-entraîneur des Spurs, c'était d'avoir dû se séparer de George Hill en 2011. Ce qui avait permis de récupérer Kawhi Leonard dans l'opération tout de même. L'arrière arrivé au Jazz cet été, en provenance d'Indiana, a justifié le discours de Popovich mardi soir en inscrivant notamment 10 de ses 22 points dans le dernier quart-temps. Son adresse (9/13 dont 3/5 à trois points) a été déterminante. Il a ajouté sept passes, deux rebonds et une interception à sa prestations. «Il a très bien joué, a reconnu le coach des Spurs. Il a montré beaucoup de maîtrise, il a contrôlé la fin du match, en plus des tirs qu'il a rentrés évidemment.»

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