Jeremy Lin et les Nets font tomber les Pacers au Barclays Center

 Il ne fait jamais bon se rendre au Barclays Center pour le premier match de la saison des Nets. Indiana en attestera, battu (103-94) par l’ancienne star des voisins de Manhattan Jeremy Lin (21 pts, 9 rbds, 9 passes) et le monsieur double-figure du cru Sean Kilpatrick (18 pts), bourreau des Pacers dans le 4e quart-temps. Pour sa cinquième saison dans son écrin ultra moderne, les Nets remportent leur quatrième match d’ouverture, pour le plus grand bonheur du nouveau coach Kenny Atkinson.

« Ils ont joué plus dur que nous », pestait après coup son homologue Nate McMillan. Sous entendu, les désormais sans-le-sou de la Grosse pomme en voulaient plus, et ce n’est pas faux. A deux reprises dans ce match en accordéon, les maladroits Pacers (38% et 13/20 aux lancers) pensaient avoir créé un écart qui assurerait une deuxième victoire consécutive. Le premier a été construit dans le premier quart-temps (+7) mais la sortie sur blessure de Rodney Stuckey a cassé un élan complètement brisé par la fougue et la vitesse de Jeremy Lin, auteur d’un fadeway de Top 10 dans le deuxième quart-temps.


Sans banc à l’exception de C.J Miles (15 pts), Indiana a pris le bouillon avant la pause et laissé les hôtes virer en tête à la mi-temps (+4). Paul George (22 pts), Myles Turner (13 pts, 11 rbds) et l’ancien de la maison Nets Thaddeus Young (19 pts) rejouent alors le scénario du début de match après le retour des vestiaires. La défense new-yorkaise est dépassée, malgré le match raté de Jeff Teague (2/13 et 3 balles perdues). Indiana inscrit 31 pts en douze minutes et attaque le dernier quart-temps avec 7 pts d’avance. Huit minutes plus tard, dans un Barclays Center toujours aussi peu chaudron, Brooklyn a repris les commandes et fait la différence (85-94).


Le ballon du match pour le coach des Nets
A 85-85 après un panier de George, les présumés cancres de la cote Est se révoltent et entament une série fatale signée de ses seconds couteaux: un 2+1 de Justin Hamilton et deux tirs primés consécutifs de Kilpatrick, qui passe la barre des 10 pts pour la 21e fois en 25 matches avec les Nets. Indiana était entré dans une voie sans issue : 31-15 dans le dernier quart-temps.
« Ils se sont arrachés et c’était prévisible. Nous savions qu’ils n’avaient peut-être pas des grands noms mais qu’ils jouaient avec solidarité et agressivité », constatait Paul George dans le vestiaire.


Kenny Atkinson n’a donc pas raté sa première à domicile et son émotion était touchante quand Lin lui a remis le ballon du match. L’ancien assistant des Knicks et des Hawks peut remercier son meneur mais aussi Brook Lopez (25 pts), qui a su mettre le panier qui fait mal en fin de match.

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