LeBron James admet vouloir surpasser Michael Jordan

Plus d’un mois après son troisième sacre en NBA, LeBron James a accordé une interview à Sports Illustrated dans laquelle il admet vouloir surpasser Michael Jordan dans la hiérarchie des «plus grands».

C’est encore tout frais. Et LeBron James, lequel a décidé de snober les Jeux olympiques de Rio cet été, le savoure encore. Le 19 juin dernier dans la baie d’Oakland, les Cavaliers du King, au bout d’un haletant match 7 remporté sur le fil grâce à un shoot victorieux d’Irving et à un «chasing-block» de James sur Iguodala (93-89), venaient à bout de leur nouvel ennemi : les Golden State Warriors de Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green. Une performance inédite et historique puisque les Cavs, pour leur premier titre NBA, ont comblé un retard à trois manches à une. Evidemment, LeBron James n’y est pas étranger, lui qui a accroché des statistiques à couper le souffle durant les finales : 29,7 points, 11,3 rebonds et 8,9 passes. Dont deux matches consécutifs, les matches 5 et 6, à 41 points et un triple-double dans le match ultime (27 points, 11 passes, 11 rebonds).


D’ailleurs, le «Chosen one» (que l’on peut traduire par l’Elu) a donné une longue interview à Sports Illustrated au cours de laquelle il est revenu sur les finales et notamment sur un moment charnière, après la défaite lors du game 4, avec un simple SMS qu’il a témoigné au célèbre hebdomadaire américain : «Peu importe le pourquoi de la situation, nous sommes là maintenant… Nous devons aller affronter Golden State chez eux pour le match 5 et nous devons revenir à la maison coûte que coûte. Donc pourquoi ne pas revenir à la maison pour jouer un match 6… Allons-y, jouons dur, soyons concentrés, suivez mon exemple et je m’assurerai qu’on retournera à la maison pour un match 6», avait-il envoyé à l’ensemble de son équipe dans un message groupé. Les paroles ont fait mouche donc, puisque les Cavaliers, dans les jours qui ont suivis, ont enchaîné trois victoires de rang.


LeBron a la folie des grandeurs

Le King, via ce titre avec Cleveland (son troisième personnel après les sacres à Miami en 2012 et 2013), acquiert encore bien plus de légitimité aux yeux des observateurs de la planète basket à travers le monde. Indéniablement. Le quadruple MVP (2008, 2009, 2012, 2013), tant décrié lors de son passage du côté de South Beach, a rempli sa première mission, ramener un titre à Cleveland, et peut se targuer de faire partie du panthéon du basket US, en compagnie des plus grands, auxquels il est comparé, avec plus ou moins d’objectivité, depuis ses débuts dans la Ligue. Tels que Michael Jordan, Larry Bird, Magic Johnson, Wilt Chamberlain, Kareem Abdul-Jabbar, Hakeem Olajuwon, Shaquille O’Neal ou encore les néo-retraités Kobe Bryant et Tim Duncan.


«Ma motivation, c’est ce fantôme que je suis en train de pourchasser. Le fantôme qui a joué à Chicago»
LeBron James


C’est la comparaison avec «His Airness» Jordan qui cristallise l’attention. Pourtant, pour beaucoup, elle n’a pas lieu d’être. Un poste différent. Une époque différente. Un physique différent. Pendant que Michael Jordan privilégiait la finesse, LeBron James optait pour la force. Un style de jeu différent. Mais des statistiques tout aussi impressionnantes individuellement et une même aura qui surpasse largement le basket et les frontières des Etats-Unis. Interrogé au sujet de son idole, LeBron ne se démonte pas : «Ma motivation, c’est ce fantôme que je suis en train de pourchasser. Le fantôme qui a joué à Chicago (faisant allusion à Jordan, ndlr)». Ce n’est pas la première fois, du reste, que le King affiche son ambition de surpasser l’ancien numéro 23 des Bulls.


Il acquiesce tout de même une nuance dans sa confrontation intergénérationnelle avec Jordan : «Ma carrière est totalement différente de celle de Jordan. Ce qu’il a fait est incroyable et je l’ai regardée se dérouler. J’ai tellement observé et tellement admiré Jordan. Je pense que c’est cool de m’être mis dans une position pour devenir l’un de ces grands joueurs mais si je peux arriver à devenir le plus grand joueur de tous les temps, cela serait extraordinaire.» Désormais, pour devenir ce joueur, il faudra passer sur le dos de Kevin Durant, qui a signé avec les Warriors en juillet pour former un quator impressionnant avec Curry, Thompson et Green. Les prochaines finales NBA s’annoncent encore plus épiques. Encore plus légendaires. Pour le plus grand plaisir de James.

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