Derrière Team USA, l'Espagne semble la mieux armée pour décrocher une nouvelle médaille d’argent, les Serbes arrivent à maturité

Même sans Marc Gasol, l’Espagne semble la mieux armée pour décrocher une nouvelle médaille d’argent lors des JO brésilien, derrière d’intouchables Américains. La Serbie et la France ont des arguments aussi.

Team USA 2016 n’est pas une Dream Team. Stephen Curry, LeBron James et de nombreuses autres stars NBA ont décliné l’invitation de USA Basketball, sur blessure ou par choix. Mais Coach K dispose d’une équipe taillée pour gagner, articulée autour de Kevin Durant, avec Carmelo Anthony, Kyrie Irving et autre Paul George en lieutenants de luxe. Un mélange de talent, de qualités athlétique, d’adresse et de défense qui devrait faire des ravages à Rio (lire : Team USA : pas une Dream Team, mais taillée pour gagner quand même). Reste la médaille d’argent, que plusieurs formations sont en droit de viser. Et notamment l’Espagne. La Roja qui domine le basket européen depuis une dizaine d’année (triple championne d’Europe en 2009, 2011, 2015, championne du monde 2006) et reste sur deux médailles d’argent aux Jeux olympiques. Certes, le pivot des Memphis Grizzlies Marc Gasol, lui, manquera à l’appel, comme l’an dernier lors du championnat d’Europe en France. Pas remis à temps de sa blessure au pied.


Eternel Pau Gasol, éternelle Roja

Sergio Scariolo bâtira donc son équipe autour de l’aîné de la fratrie Gasol, Pau, âgé de 36 ans mais qui ne semble pas subir le poids du temps. Le néo-Spur tournait en effet à 16,5 points, 11 rebonds et 2 contres en 2015-16, au sein d’une terne équipe de Chicago. Et on se souvient de son récital lors de l’Euro 2015, avec 25,8 points, 8,8 rebonds et 2,3 contres par match, le titre de meilleur joueur du tournoi et la couronne de roi d’Europe. Pau Gasol sera accompagné par trois de ses partenaires champions d’Europe juniors en 1998, Juan Carlos Navarro, Jose Calderon et Felipe Reyes. Sergio Rodriguez, Alex Abrines et Willy Hernangomez, qui vont tous quitter l’Espagne pour la NBA, seront de la partie à Rio. Rudy Fernandez et Sergio Llull du Real Madrid, Victor Claver du Barça, mais aussi les NBAers Ricky Rubio et Nikola Mirotic, ce dernier ayant pris le meilleur sur Serge Ibaka pour la place du naturalisé, iront au Brésil aussi.
De l’expérience à revendre, du talent et l’envie de terminer en beauté pour sa génération dorée : l’Espagne sera la favorite pour l’argent à Rio, tout en ayant sans doute l’or dans un petit coin de la tête... D’autant plus qu’on connait les velléités espagnoles à calculer au mieux leur parcours pour éviter les Américains jusqu’en finale ! Ils l’ont déjà fait par le passé. Pas de preuve, évidemment, mais pas de doute non plus à ce sujet…


Les Bleus armés sur le papier, les Serbes arrivent à maturité

Rivaux historiques de cette équipe d’Espagne gloutonne, les Bleus arrivent à Rio en plein doute après trois défaites en préparation, successivement contre la Serbie, la Croatie et l’Argentine. Le tout après avoir composté leur billet pour les Jeux à Manille, lors du TQO. Tony Parker, absent lors de la tournée de préparation en Argentine, aura à cœur de briller pour sa dernière campagne en équipe de France. Vincent Collet dispose d’un groupe expérimenté et talentueux, avec le renfort de Rudy Gobert, la vista d’un Nando De Colo MVP sortant de l’Euroligue, et bien sûr Boris Diaw, Nicolas Batum, Mike Gelabale et autre Florent Piétrus fidèles au poste. Mais il faudra faire mieux qu’en Argentine pour que la génération Parker rêve à un premier podium, le premier pour une équipe de France masculine depuis 2000…
Vice-championne du monde et quatrième du dernier Euro, après une défaite surprise contre la Lituanie en demies, la Serbie, c’est l’équipe qui monte. Un groupe stable depuis plusieurs années, des joueurs de talent et de plus en plus d’expérience : l’escouade d’Aleksandar Djordjevic a rappelé aux Bleus qu’il faudrait compter avec eux à Rio avec trois victoires en préparation, deux en juin, une il y a quelques jours. Le génie Milos Teodosic, le scoreur Bogdan Bogdanovic ou encore Nikola Jokic, MVP du TQO de Belgrade, seront au Brésil. La culture du jeu serbe pourrait faire déjouer une équipe américaine trop individualiste…


Lituanie, Croatie, Argentine et Brésil pour rêver

La Lituanie est a priori un cran en dessous du trio Espagne-France-Serbie, mais sait-on jamais. Voilà une équipe double vice-championne d’Europe en titre et quatrième aux deux derniers Mondiaux. Jonas Valanciunas, Jonas Maciulis, Mantas Kalnietis et compagnie ont les atouts pour viser le dernier carré au Brésil… A noter la présence du rookie NBA, Domantas Sabonis, le fils de. La Croatie de Dario Saric, Bojan Bogdanovic et Mario Hezonja a de l’avenir, tandis que l’Argentine, avec quatre champions olympiques de 2004 (Delfino, Ginobili, Nocioni, Scola), tentera d’être digne de son glorieux passé. Le Brésil, à la maison, s’appuiera sur Leandro Barbosa et ses anciens aussi pour créer la surprise. Surprise qui pourrait venir de l’Australie, premier adversaire de la France dans le groupe A. Des Boomers qui compteront dans leurs rangs quatre champions NBA, Aron Baynes, Patty Mills (2014), Andrew Bogut (2015) et Matthew Dellavedova (2016), avec deux anciens de Pro A, Kevin Lisch (ex-Nanterre) et David Andersen (ex-Asvel). Solide, rugueux et diablement dangereux. Les Bleus, et les autres, sont prévenus…


La composition des groupes (entre parenthèses le classement Fiba) :
Groupe A
Etats-Unis (1)
France (5)
Serbie (6)
Australie (11)
Chine (14)
Venezuela (22)


Group B
Espagne (2)
Lituanie (3)
Argentine (4)
Brésil (9)
Croatie (12)
Nigeria (25)

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