Antoine Diot : " Les Américains ne sont pas si sereins "

Après la victoire écrasante des Bleus face au Venezuela (95-56), Antoine Diot, comme ses coéquipiers, ne cachait pas que les difficultés rencontrées par les Etats-Unis à Rio leur ont donné des idées avant leur duel dimanche.


«Comment avez-vous abordé ce match : course à la qualification ou séance de t
ravail améliorée ?
On n'était pas encore qualifiés, il fallait faire le boulot et ne pas sous-estimer cette équipe du Venezuela qui a joué avec ses qualités, notamment ses shooteurs. On a très bien joué en défendant bien. Ça nous a donné du rythme en attaque, on a bien bougé le ballon et retrouvé un peu de vitesse d'exécution. Ça a fait la différence.


Cela a permis de remettre dans le bain des joueurs qui voyaient rarement le terrain comme vous (14 points en 17 minutes).
Personnellement, j'ai joué trois minutes les premiers matches et je m'en fous. On gagne donc peu importe le nombre de minutes passées sur le terrain. Il faut tout donner sur le terrain et rester près.


«Il faut faire douter les Américains le plus possible»

Votre prochain match vous oppose aux Etats-Unis (dimanche à 19h15). Les difficultés qu'ils ont rencontrées face à l'Australie et à la Serbie vous donnent-elles des idées ?
Oui, mais ils n'ont toujours pas perdu. Après, on a vu qu'ils n'étaient pas si sereins que ça. A nous de reproduire un peu ce qu'ont fait l'Australie et la Serbie, les faire douter le plus possible. On sait que si on leur donne des ballons pour jouer, ils peuvent facilement partir à vingt, trente points d'avance.


Quelles seront les clés de ce match ?
Il faudra contrôler le rythme du jeu, résister à leur physique et fermer la raquette. S'ils commencent à prendre des rebonds offensifs, ça devient très difficile et ça met en confiance les shooteurs, or on a vu aussi qu'ils tirent énormément à trois points. Il faudra espérer qu'ils soient dans un mauvais soir et que nous on soit très bons.


«Félicitations à Teddy Riner et chapeau !»

Est-ce que vous être dans votre bulle ou vous avez le temps de profiter quand même des JO ?
Les deux. C'est impossible d'être vraiment dans son monde. Il y a du sport à la télé, tu vois d'autres athlètes, t'en parles. Tu ne peux pas être dans ta bulle tout le temps et je pense que ce ne serait pas bon. Par contre, les jours de match, il faut vraiment y rentrer pour être le plus concentré possible.


Vous n'avez donc pas suivi la victoire de Teddy Riner ?
Bien sur que si. Certains faisaient la sieste mais moi je ne me suis reposé qu'après. Les journées sont tellement longues (le match avait lieu à 22h30) qu'il faut bien faire quelque chose. Je n'allais pas dormir cinq heures dans l'après-midi non plus. Donc oui, j'ai regardé et félicitations à lui et chapeau !»

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