Tim Duncan : " Je pourrais encore jouer, mais quand c'est l'heure, c'est l'heure "

Tim Duncan, joueur emblématique de San Antonio qui a mis lundi, à 40 ans, un terme à sa prolifique carrière, a justifié sa décision mercredi en révélant qu'il avait pris moins de plaisir sur le terrain en 2015-2016.

« J'ai commencé à ne plus prendre autant de plaisir, par moment ce n'était pas aussi marrant », a expliqué Duncan dans une longue entrevue à la station de radio sur internet ViVid Streaming établie dans les Îles Vierges américaines, sa région natale.

« Je pourrais encore jouer, mais quand c'est l'heure, c'est l'heure (...) Et quand je n'amuse plus, j'arrête », a-t-il ajouté lors de sa première entrevue depuis l'annonce de son départ à la retraite.

« Je n'en serais pas là sans Duncan » - Popovich
Parker touché par la retraite de son coéquipier
Tim Duncan à la retraite après 19 saisons

« J'ai reçu des messages et des hommages qui m'ont surpris, c'est incroyable, c'est un privilège », a-t-il ajouté.

« Je n'ai pas voulu regarder la télévision, je ne suis pas en train de mourir, je passe juste à un autre chapitre de ma vie », a noté Duncan.

« Je ne sais pas encore de quoi sera fait ce nouveau chapitre, c'est cela qui est beau après 19 années dans la NBA », a-t-il expliqué.

« The Big Fundamental » a fini la saison 2015-2016 avec des moyennes de 8,6 points et 7,3 rebonds en 25,2 minutes de jeu par match, en net retrait par rapport à ses saisons précédentes.

Duncan qui a remporté cinq titres de champion NBA et deux trophées de joueur par excellence dans sa carrière, a notamment souffert d'un genou lors de sa dernière saison.

Il a également fait ses adieux dans une brève lettre ouverte publiée sur le site internet de son équipe de toujours et adressée notamment aux partisans et à ses coéquipiers des Spurs.

« Si on m'avait demandé d'écrire le scénario de ma carrière il y a 19 ans, je n'aurais jamais rêvé d'un tel parcours », a-t-il expliqué.

« Je n'oublierai pas les victoires et les défaites, mais ce que je retiens surtout ce sont les gens, comme les partisans, en tribunes et ailleurs, les entraîneurs qui m'ont poussé et fait tenir, les coéquipiers (et certains adversaires) qui seront des amis pour la vie », a-t-il poursuivi.

« Merci à la ville de San Antonio pour son amour et son soutien durant toutes ces années, merci à tous les amateurs dans le monde entier », a-t-il conclu.

Retour à l'accueil