Pro A : L'Asvel Villeurbanne championne de France

Lyon-Villeurbanne a remporté son 18e titre de champion de France en battant Strasbourg chez lui (80-77), mardi lors du match 5. La SIG, qui a compté jusqu'à 22 points de retard, a perdu sa quatrième finale d'affilée.

Pour Strasbourg, un crève-coeur. Pour l'ASVEL, une victoire historique. La 18e de son histoire, un record, et la première depuis 2009. Alors qu'ils avaient peiné pour décrocher leur place pour les play-offs, alors qu'ils avaient perdu les deux premières manches de cette finale, les Villeurbannais ont décroché le titre lors du match 5, mardi (80-77). Et pour la quatrième fois d'affilée, Strasbourg a perdu l'occasion de soulever le lourd trophée. Mais dans un Rhénus bouillant, les Alsaciens ont été trop en-dedans en début de match (ils ont compté jusqu'à 22 points de retard dans le troisième quart-temps) et ont amorcé leur remontée trop tard. Ils sont bien revenus à -1 à moins d'une minute de la fin mais ont manqué de réussite pour empêcher la Green team d'aller au bout.

Casper Ware était en feu

Ce come-back, bien que tardif, était déjà inespéré au vu de la pâle prestation des Strasbourgeois pendant trente minutes. Villeurbanne a signé un début de rencontre tonitruant, dominant Strasbourg dans de nombreux secteurs dont l'adresse, notamment à 3 points. Très agressifs, les hommes de JD Jackson se sont procuré de nombreuses occasions et les Alsaciens ont rapidement été dépassés. Vincent Collet posait son premier temps-mort après 6 minutes de jeu (17-9) car sa défense laissait des espaces à des joueurs comme Casper Ware, aussi percutant en pénétration que dangereux à l'extérieur. L'écart s'est encore creusé (20-9, 7e), avant que les Alsaciens se reprennent un peu.

34,8%
Soit 8/23. C'est le pourcentage de réussite de l'ASVEL à trois points, l'un des principaux éléments de sa réus
site.


La SIG a réussi à se maintenir à flot - c'est-à-dire pas à plus de 11 longueurs de retard - dans le deuxième quart-temps, malgré une fébrilité présente et lisible dans ses statistiques (2/12 à 3 pts et 4 passes décisives) et un Kyle Weems qui passait totalement à côté de son match (4 pts). Collet a tout de même pu compter sur le duo Rodrigue Beaubois-Mardy Collins, auteur de 21 des 34 points strasbourgeois à la pause (40-34). C'est dans le troisième quart-temps que la partie est devenue corsée pour Strasbourg. L'ASVEL, portée par Ware (27 pts, 3 rbds, 1 int., 2 p.) en feu, a fait très mal à la défense alsacienne, et l'écart s'est creusé. Le tir lointain du rugueux Charles Kahudi (11 pts, 10 rbds, 1p.) a semblé assommer la SIG (65-43).

Porté par son public, coaché au préalable par Vincent Collet, les Strasbourgeois ont réussi à revenir tout près (75-74) grâce à un Beaubois qui a pesé dans le jeu 23 pts, 4 rbds). Mais son équipe a manqué quelques tirs à trois points qui auraient permis d'arracher au moins une prolongation et l'ASVEL a conclu sur la ligne des lancers francs.

Après la déception de la finale de l'Eurocoupe, fin avril face à Galatasaray, c'est une nouvelle désillusion pour Collet et son équipe, après les défaites en finale face à Nanterre (2013) puis Limoges (2014, 2015). L'ASVEL, sous les yeux de son président Tony Parker, resté exprès pour soutenir son équipe, a été récompensé pour son audace et sa ténacité.

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