Cleveland égalise face aux Warriors  (3-3)

Sous l'impulsion d'un début de match dingue, les Cleveland Cavaliers sont revenus à 3-3 dans ces finales contre Golden State (115-101). Le match 7, dimanche en Californie, promet.

Quand il faut plus de cinq minutes de jeu pour marquer ses premiers points, ce n’est jamais bon signe. Les Golden State Warriors peuvent en témoigner. A l’image du match 3, déjà à Cleveland, les champions en titre ont été absents dans les premières minutes et n’ont jamais pu se remettre de ce départ raté (défaite 115-101). Ils sont désormais condamnés à gagner le match 7, dimanche à domicile, pour ne pas devenir la première équipe de l’histoire de la NBA à perdre une finale après avoir eu l’avantage 3 victoires à 1. Quant à Cleveland, c’est la pression de l’histoire (aucun titre pour la ville depuis 1964) qu’il faudra supporter lors de la rencontre décisive à Oakland.

Jeudi à la Quicken Loans Arena, il a donc fallu attendre 5’05 de jeu pour voir Draymond Green, de retour de sa suspension lors du match 5, marquer le premier panier des Warriors (8-2). Mais quelques secondes plus tard, Kyrie Irving montrait à nouveau toute son adresse avec un super trois points (11-2). Le premier quart-temps tournait même au supplice pour Steve Kerr et ses hommes (31-11) avec 22,7 % d’adresse au tir (5 sur 22), auteurs de quatre pertes de balles et ultra-dominés au rebond (16-7). Pour ne rien arranger, les Warriors déjà privés d’Andrew Bogut (genou) pour toute la fin de la finale, ont vu Andre Iguodala, MVP des finales l’an dernier, être touché au dos. Et s’il a continué à jouer jusqu’au bout, c’est visiblement extrêmement diminué, en difficulté pour tirer et se déplacer.

41 points pour James, Curry exclu

Les Warriors ont donc entamé une course à handicap en tentant de s’appuyer sur Stephen Curry et Klay Thompson. Le premier, malgré la menace des fautes très tôt dans la partie, réalisait un deuxième quart-temps à quinze points permettant à Golden State de grignoter «seulement» quatre points à cause d’un Kyrie Irving avec du répondant en face (13 points sur ce quart-temps). Dans le troisième quart-temps, c’est Klay Thompson qui inscrivait à son tour quinze points pour ramener les Warriors au contact des Cavaliers à l’entame de la dernière période (80-71). Neuf points, même avec un Harrison Barnes en perdition et un Draymond Green moins tranchant que d’habitude (mais toujours précieux), ça n’avait rien d’une marge de sécurité et la nervosité commençait à gagner les supporters des Cavaliers. Elle monta d’un cran lorsque Leandro Barbosa fit descendre l’écart à sept points avec 8 minutes à jouer (86-79).

Mais LeBron James restait aussi tranchant que lors du match 5 (41 points à nouveau d’ailleurs). Stratosphérique dans cette fin de match, il répondait du tac au tac à Barbosa, marquant d’ailleurs sur la tête du Brésilien. Puis délivrait une passe décisive à JR Smith pour un panier à trois points, avant de marquer à nouveau et de délivrer deux nouvelles passes pour des alley-oops de Tristan Thompson (99-86).

Le «King » redonnait définitivement de la voix à la Quicken Loans Arena sur l’action suivante, contrant Stephen Curry sous le panier avant de lancer quelques mots doux au MVP de la ligue. Trente secondes plus tard, Curry commettait sa sixième faute (sur James) et sortait sous les acclamations du public (44e). Enervé comme rarement, le MVP jetait son protège-dents (qui aurait touché un fan, ce que la ligue risque d’étudier) et devait être retenu par des coéquipiers avant de filer, en prenant le temps, au vestiaire. Cleveland tenait sa victoire (115-101) et un match 7, mérité, qui s’annonce extrêmement incertain vu les dynamiques actuelles et les blessures. Et dire qu’on imaginait les Cavs se faire «sweeper» (défaite en 4 matches) après deux rencontres…

Retour à l'accueil