Avis de recherche : Mais où sont donc passés les "Splash Brothers" ?

Décevants lors des deux premiers matches, les «Splash Brothers» n’ont pas plus brillé lors du Game 3, mercredi dernier, à la Q. Il est temps pour Stephen Curry et Klay Thompson de sortir de leur boite.

C’est pour cela qu’on aime la NBA et les play-offs : sur la durée d’une série au meilleur des sept manches, tout peut changer en un clin d’œil. En l’occurrence, en 48 minutes. Le temps pour Cleveland de donner une sévère leçon à Golden State lors du Game 3 des Finales NBA (120-90). Physiques en défense et agressifs en attaque, les Cavaliers, dos au mur puisque menés 0-2, ont fait forte impression à l’occasion de cette troisième manche, avec un LeBron James aux commandes, mais aussi un Kyrie Irving aussi létal qu’il peut l’être et JR qui s’est souvenu que son apport offensif est plus que nécessaire. Sans oublier Tristan Thompson, qui a pris 7 rebonds offensifs (un de moins que l’ensemble des Warriors) et terminé en double-double, ou encore le vétéran Richard Jefferson, inséré dans le cinq à la place de Kevin Love (commotion) et plutôt à son avantage.
Tellement à son avantage qu’on peut se demander s’il serait bon, au cas où il serait opérationnel (ça en prend le chemin), de faire débuter Love, tout joueur à 113M$ qu’il est… Toujours est-il que les Cavs ont pris les Dubs à la gorge d’entrée mercredi, comptant jusqu’à 20 longueurs d’avance dans le premier quart-temps, et ont remis ça en début de seconde période (+8 à la MT, +20 après le 3e QT). Le chiffre du Game 3 ? 52-32 aux rebonds. Le symbole d’une équipe de Golden State largement dépassée dans l’engagement.

52 points de moyenne en saison régulière, 28 lors des Finales pour les «Splash Brothers»

Une équipe de Golden State qui s’était appuyée sur Shaun Livingston, Leandro Barbosa et autre Draymond Green lors du Game 1 (104-89), puis surtout Draymond Green dans le Game 2 (110-77). Les «Splash Brothers» ? Ils sont passés au travers de ces deux premières rencontres sans que cela n'ait de conséquence. Ils sont de nouveau passés à côté de leur sujet mercredi dernier, et là, ça s’est plus vu… Stephen Curry et Klay Thompson, les deux meilleurs shooteurs du monde, ont tourné à 52,2 points de moyenne en cumulé sur la saison régulière. Saison régulière au terme de laquelle, est-il besoin de le rappeler, Curry a été désigné MVP à l’unanimité. Face aux Cavaliers, ils ne sont qu’à 28 points à eux deux. Certes, les joueurs de Tyronn Lue les suivent toujours de près, font leur possible pour rendre leurs tirs difficiles, les pousser dans leurs retranchements. Il n’est pas là question de nier la responsabilité de la défense de Cleveland dans leur mauvaise passe. Sauf que mercredi encore, les deux snipers ont manqué des tirs, certes compliqués, mais qu’ils mettent habituellement. C’est pour cela qu’ils sont si forts, et reconnu comme les meilleurs dans leur genre.


Le père de Klay Thompson n’y comprend rien non plus

En conférence de presse d’après match, Steve Kerr lui-même n’a pas su expliquer pourquoi ses deux stars n’arrivaient pas à se montrer sous leur meilleur jour. Mychal Thompson, le père de Klay, n’y comprend rien non plus. L’ex-NBAer s’en est confié à l’un de ses collègues sur ESPN, Steven A. Smith, et lui a demandé de faire part de son incrédulité à propos des ternes prestations de son propre rejeton et de Stephen Curry. Les «Splash Brothers» n’ont pas marqué le moindre point dans le premier quart mercredi. Curry en était à 2 points à la pause, avant d’inscrire 13 unités dans le troisième quart-temps, trop tard. L’intéressé a aussi perdu 6 ballons. Ses blessures ? Il a successivement été touché à la cheville, au genou et au coude depuis le début des play-offs, c’est vrai. Mais il semble maintenant être en bonne santé, autant qu’on peut l’être à ce stade de la saison. Par contre, il manque de rythme et d’adresse, c’est certain. D’ailleurs, Kerr l’a rappelé sur le banc en première période, juste pour lui parler et lui demander si tout allait bien. Inquiétant ?


Les Warriors ont en tout cas besoin de lui pour faire la différence, attirer l’attention et libérer des espaces pour ses coéquipiers, Klay Thompson en tête. Lequel a sauvé la baraque contre OKC dans le Game 6, avec 41 points et 11 réussites primés. Les Cavs devraient toutefois se garder de tout triomphalisme, malgré leur démonstration de mercredi et les déboires du tandem Curry-Thompson. Comme l’a dit Shaun Livingston, ils ont désormais la pleine et entière attention des champions sortants. Ces derniers se retrouvent maintenant dans la position de l’équipe qui doit répondre, comme Cleveland après le Game 2.

Des champions qui ont parfois semblé dépassés, aux abois, moins bons que leurs adversaires au tour précédent, mais qui ont finalement éliminé le Thunder sur leur talent, leur magie, leur adresse. Ils pourraient donc très bien reprendre leur domination et l’emporter ce vendredi à la Q, où LeBron James et compagnie sont invaincus depuis le début des play-offs (8-0). Du moins si les «Splash Brothers» font tomber la pluie.

Retour à l'accueil