Le CSKA Moscou sacré champion de l'Euroleague

Le CSKA Moscou, battu trois fois en finale de l'Euroligue depuis son dernier titre, en 2008, a dominé Fenerbahçe dimanche (101-96, a.p.).

Moscou ne pouvait se satisfaire de trophées individuels. Nando De Colo, meilleur joueur incontesté de l'Euroligue, ne rêvait que d'une couronne qui fuyait son CSKA depuis 2008. Celle-ci ne semblait plus pouvoir lui échapper après vingt-deux minutes de jeu et un lancer franc du meilleur défenseur de la compétition, Kyle Hines. L'armée rouge, guidée par un génie serbe à l'étiquette de loser, Milos Teodosic (six échecs au FF), comptait alors 21 points d'avance (53-32).


C'était sans compter sur la magie d'un autre chef d'orchestre des Balkans, Zeljko Obradovic. Le bouillant entraîneur de Fenerbahçe, huit fois champion d'Europe pour neuf finales disputées, a rapidement viré écarlate mais n'a jamais paniqué. Il y avait pourtant de quoi au regard du deuxième quart-temps catastrophique de son équipe (10-28, 30-50 à la mi-temps), sans rythme et désorganisée en attaque, surpassée par l'intensité défensive du puissant CSKA.


Bobby Dixon ramène Fenerbahçe dans le match
Fenerbahçe avait construit sa force sur sa raquette. Obradovic, qui avait déjà bousculé son cinq majeur en y intégrant Nikola Kalinic pour amenuiser l'influence de De Colo, n'hésita pas à se priver du très aérien pivot tchèque Jan Vesely, dépité par sa maladresse chronique sur la ligne des lancers francs (1/10). Le CSKA, brillant jusqu'à la pause, guidé par un Teodosic aux passes majestueuses (7 au total, avec 19 points et 5 rebonds), résista difficilement à la pression défensive tout-terrain imposée par son adversaire au retour des vestiaires.

Il finit même par courber dangereusement le dos dans le quatrième quart-temps (14-30), soudain approximatif en attaque et incapable de contrôler le furieux Bobby Dixon. Le meneur de la sélection turque, soutenu par Datome (16 points), Udoh (16 points, 11 rebonds, 4 contres) et Antic (16 points), ramena son équipe à trois (76-79, 37e) puis un point (78-79, 39e) dans les dernières minutes, avant d'égaliser sur un tir primé couillu à quarante-trois secondes du buzzer (81-81, 40e).

La tension avait envahi l'Arena de Berlin après un accrochage entre Kalinic et le clan russe au bord du parquet. Le CSKA, qui ne pouvait pas laisser filer une nouvelle finale, arracha la prolongation sur une claquette de l'éternel Khryapa à moins de deux secondes du buzzer (83-83, 40e), avant une prolongation irrespirable à son avantage (18-13, 101-96).

Retour à l'accueil