Golden State n'a plus droit à l'erreur

LOS ANGELES - Le champion NBA en titre et grand favori à sa propre succession Golden State dispute jeudi devant son public le match le plus important de sa saison : malmenés par Oklahoma City, les Warriors n'ont plus le droit à l'erreur.

La meilleure équipe de l'histoire de la NBA est au plus mal : Golden State qui a amélioré le record des Bulls de Chicago de Michael Jordan avec ses 73 victoires en 82 matchs de saison régulière, vient de concéder trois défaites en quatre matchs.

Un quatrième revers jeudi à domicile, ou samedi à Oklahoma City ou encore lundi prochain à Oakland et le règne de Golden State débuté en octobre 2014, prendra fin de façon brutale.

Après avoir enthousiasmé et dominé la NBA pendant près de deux saisons, les Warriors semblent à bout de souffle et sont méconnaissables, à l'image de leur vedette Stephen Curry.

Le double joueur par excellence en titre, meilleur marqueur de la saison régulière avec 30,2 points par match, plafonne à 24,3 points par match contre OKC, avec une réussite indigne d'un des tireurs les plus efficaces de l'histoire (41,9%).

Curry souffre face à la défense étouffante du Thunder.

Lors du match no 4 (118-94) mardi, celui qui est devenu mi-mai le premier joueur par excellence de l'histoire élu à l'unanimité, a été limité à 19 points et a raté la cible à neuf reprises lors de ses dix premiers tentatives.

« C'est terrible de ne pas répondre présent, de ne pas être nous-mêmes et de ne pas jouer notre jeu », a-t-il regretté.

« On a laissé échapper les deux derniers matches et j'ai une grande part de responsabilité, à moi de jouer mieux », a admis le meneur des Warriors.

Westbrook : 'La série n'est pas finie'

À 28 ans, le no 30 de Golden State est attendu au tournant: « On a trop travaillé pour sortir comme cela, je n'aurais pas la conscience tranquille pendant tout l'été (...) Nous sommes une équipe spéciale, ce n'est pas comme cela qu'on doit sortir », a-t-il souligné.

Les Warriors qui n'avaient pas perdu deux matches de play-offs de suite avec au moins 20 points d'écart depuis 1972, ont peut-être perdu de leur superbe, mais ils font surtout pâle figure face à Oklahoma City.

Le Thunder qui avait déjà fait forte impression contre San Antonio au tour précédent, écrase tout sur son passage grâce à ses grosses pointures Russell Westbrook et Kevin Durant.

Le percutant et rapide meneur d'OKC a marqué 27,3 points par match en quatre duels face à Golden State, dont 36 lors du match no 4, tandis que Durant, meilleur joueur de la saison 2013-14, tourne à 28,5 points par match depuis le début de la finale de conférence Ouest.

Mais l'insolente supériorité d'OKC ne s'explique pas seulement par Westbrook et Durant : les intérieurs Steven Adams (9,5 rebonds par match en séries), Serge Ibaka (6,1 rebonds et 1,3 contres) ou encore Andre Roberson font des misères aux « artistes » de Golden State, dominés aux rebonds et dans les duels.

« Nous sommes en bonne position, mais la série n'est pas finie, chaque match est différent », a résumé Westbrook.

Tous les signaux sont au vert pour qu'Oklahoma City puisse disputer sa deuxième finale NBA, après 2012 (défaite quatre victoires à une contre Miami), depuis son déménagement de Seattle en 2009.

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