Kobe Bryant en discussion avec Tony Parker. Crédit photo : NBAE / Getty Images.
Kobe Bryant en discussion avec Tony Parker. Crédit photo : NBAE / Getty Images.

Dans une rencontre marquée par la nostalgie qui a envahi la majorité des joueurs, les San Antonio Spurs sont venus à bout des Los Angeles Lakers samedi soir (106-102). Kobe Bryant (25 pts), comme souvent face aux Texans, a posé de nombreux problèmes, avant de s'incliner.


Le match : des Laker
s accrocheurs
De passage à San Antonio, la tournée d'adieux de Kobe Byant avait fière allure samedi soir à l'AT&T Center de la ville du Texas. Il faut dire que la rencontre entre les Spurs et les Los Angeles Lakers a accouché d'un match à suspense, réglé dans les dernières minutes, et que le "Black Mamba" a tout fait pour rappeler aux supporters adverses qu'il a souvent fait la différence face à leur équipe par le passé. Après un vibrant hommage rendu par la franchise de Peter Holt, Bryant a ponctué sa soirée d'une prestation intéressante (25 points) mais tout de même marquée par la maladresse qui le caractérise si bien cette saison (9/28 au tir). L'essentiel n'était pas là pour les Lakers puisque ces derniers ont réussi là où de nombreuses franchises ont échoué : se donner la possibilité de gagner aux abords du money-time.

Accrocheurs, les Angelinos ont pourtant mal débuté la partie et ont encaissé un 29-20 dans le premier quart (12e). Malgré les deux belles prestations de Kawhi Leonard (20 pts, 13 rbds) et LaMarcus Aldridge (26 pts, 9 rbds), les Lakers n'ont pas paniqué et ont remporté les deux périodes suivantes, sous l'impulsion de Bryant et de Jordan Clarkson (21 pts) notamment. Julius Randle (15 pts, 17 rbds) s'est démené dans la raquette. Autant d'efforts qui ont permis à Los Angeles d'aborder la dernière période avec seulement deux points de retard (81-79, 36e).

Les Lakers ont même pris quatre points d'avance (84-88, 39e) avant de voir Danny Green planter deux tirs à trois points pour relancer le match. Au moment d'aborder le money-time, les Lakers affichaient un avantage d'un petit point (92-93, 43e). Malgré un éclair de génie de Bryant, à trois points et ce malgré la grosse défense de Kawhi Leonard, les visiteurs ont finalement craqué face à un Tony Parker efficace sur le final (voir ci-dessous). LaMarcus Aldridge et Boris Diaw se sont ensuite chargés de clore le score d'un match serré et passionnant à suivre (106-102).

Les Français : Parker décisif dans le final
S'il ne s'était pas vraiment mis en évidence lors des derniers matches de San Antonio, Tony Parker a rappelé qu'il est encore largement capable de faire la différence si son équipe a besoin de lui. Discret lors des deux premiers quarts du match, achevés avec 2 points et 2 passes décisives délivrées, le meneur de l'équipe de France a inscrit 12 points après la pause, dont trois paniers dans les cinq dernières minutes. Au final, "T.P." a terminé avec 14 points (à 7/13 au tir), pour 2 rebonds et 4 passes décisives en seulement 26 minutes. Après la rencontre, il s'est montré emballé par le scenario du soir : «J'ai trouvé ça génial, a avoué le Français. C'était un super match, les fans étaient à fond dedans. Ça m'a rappelé une autre époque des play-offs, entre les Spurs et les Lakers». Son compère Boris Diaw s'est contenté de quatre points, un rebond et trois passes en 23 minutes.

La décla : Popovich compare Bryant à Jordan
La rencontre a rappelé de nombreux souvenirs aux joueurs présents à San Antonio. Pour la jeune génération, incarnée par Jordan Clarkson, l'opposition offrait surtout l'opportunité de se rappeler des performances souvent décisives de Bryant face aux Spurs. «Je le regardais jouer quand j'étais jeune, a lâché Clarkson. Je le regardais détruire les Spurs.»

Si l'issue s'est avérée différente samedi soir, le déroulé du match et la performance de Kobe Bryant, handicapé par une douleur à l'épaule, ont arraché un énorme compliment de la part d'un Gregg Popovich admiratif : «C'était comme de regarder Michael Jordan. Je me suis contenté d'admirer. C'était génial. C'était génial. Nous avons commis des erreurs. Il en a profité. Il est formidable». L'entraîneur de San Antonio aura une dernière occasion d'affronter Kobe Bryant, dans douze jours, au Staples Center.

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