Tony Parker étincelant à Detroit

Avec un Tony Parker auteur de 31 points, son record de la saison, les San Antonio Spurs se sont imposés mardi soir chez les Detroit Pistons (99-109). De quoi aborder le choc à venir face aux Cleveland Cavaliers avec sérénité et une série de neuf succès consécutifs en cours.

Pour leur deuxième match en deux soirs, les San Antonio Spurs s'en sont remis à Tony Parker pour aller s'imposer chez les Detroit Pistons mardi (99-109). Auteur de 31 points (à 13/19 au tir), son record de la saison, le meneur français a pesé après la pause en inscrivant 14 points dans le seul troisième quart. Une forme qui a permis à San Antonio de creuser l'écart après un départ poussif, pour ensuite contrôler la fin de match et la tentative de retour des locaux. Déjà très en vue au retour des vestiaires, Parker a validé le succès des siens avec cinq points consécutifs inscrits pour redonner dix points d'avance aux Spurs à deux minutes du terme (93-103, 46e).

75. Tony Parker a terminé mardi soir son 75e match en carrière NBA avec 30 points ou plus (play-offs compris). Lorsqu'il atteint ce total, San Antonio affiche un bilan de 62 victoires pour 13 défaites.


LaMarcus Aldridge a validé un double-double (22 pts, 13 rbds) alors que Boris Diaw a compilé 12 points, 3 rebonds et 3 passes en 26 minutes. Côté Pistons, Kentavious Caldwell-Pope a inscrit 25 points. Forts de neuf succès consécutifs, les Texans ont idéalement préparé la venue des Cleveland Cavaliers, jeudi soir. Les Cavs, difficiles vainqueurs à Dallas, n'ont plus perdu depuis huit matches. Le choc entre les deux franchises promet.

«Depuis combien d'années est-ce que je dis ça »

Admiratif de la performance de Tony Parker, ainsi que celle de Manu Ginobili (15 pts, 5 rbds), Stan Van Gundy, coach de Detroit, s'est fendu d'un commentaire qui résume bien souvent l'impuissance des adversaires des Spurs face à l'expérience des Texans : «Parker et Ginobili nous ont vraiment fait mal, a-t-il souri. Geez, (sic) depuis combien d'années est-ce que je dis ça ?». Et d'ajouter : «Nous avons plutôt bien joué pendant huit minutes, mais leur banc nous a détruit. Nous ne pouvions rien faire en attaque car nous étions incapables de réussir un stop et de prendre un rebond.»

Côté vainqueur, Gregg Popovich a apprécié la montée en puissance de son équipe malgré un début de match difficile. «Nous avons vraiment mal débuté, mais j'ai trouvé que nous nous étions améliorés au fur et à mesure du match, a analysé le technicien. J'ai trouvé que notre côté compétitif était super, en prenant en compte que nous jouions un deuxième match en deux jours et que nous nous sommes couchés à quatre heures du matin». Sur le terrain, les Spurs ont encore fait valoir un collectif rôdé à toute épreuve. Pour Tony Parker, c'est le principal atout de son équipe : pouvoir changer de leader offensif selon les matches. «Je n'arrive pas à l'expliquer, a concédé le Frenchie. C'est comme ça. Nous avons tellement d'armes dans cette équipe ; ça peut être le soir de n'importe qui.»

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