Pris dans son duel face à Andre Drummond (14 pts, 21 rbds), Draymond Green a passé son temps à discuter avec son vis à vis tout en commettant quelques erreurs défensives. Crédit photo: Allen Einstein (NBAE/Getty)
Pris dans son duel face à Andre Drummond (14 pts, 21 rbds), Draymond Green a passé son temps à discuter avec son vis à vis tout en commettant quelques erreurs défensives. Crédit photo: Allen Einstein (NBAE/Getty)

Les Golden State Warriors ont concédé samedi soir leur quatrième défaite de la saison régulière. Malgré un très bon Stephen Curry (38 pts, 7 rbds, 5 pds), les champions en titre ont cruellement manqué d'adresse et ont affiché une grande nervosité.

Le match : Detroit, la soirée idéale
Une fois n'est pas coutume, ce sont cette fois-ci les Golden State Warriors qui ont pris une leçon de basket, chez les Detroit Pistons (113-95). Face à un adversaire concentré, efficace et qui n'a jamais fait comprendre qu'il craignait le champion en titre, les protégés de Luke Walton ont sombré en cours de deuxième quart, incapables de défendre (38-19 en 12 minutes). Les visiteurs avaient pourtant entamé la partie de manière encourageante, revenant au contact après avoir encaissé un 9-2 initial (27-30, 12e). L'écart s'est finalement creusé lorsque les deux coaches ont lancé leurs remplaçants. Ceux de Detroit ont facilement pris l'ascendant, signant un 17-3 surprenant (44-33, 18e). Malgré le retour des titulaires, le mal était fait, la dynamique locale bien en place. Detroit a pu rejoindre les vestiaires avec 16 points d'avance (65-49, 24e).


10. Golden State et San Antonio totalisent respectivement 4 et 6 défaites à mi-saison. Les Cleveland Cavaliers, leaders à l'Est, en compte autant que les deux franchises réunies (10).


Après la pause, les Warriors n'ont pas vraiment réussi à inverser la tendance. Si Kentavious Caldwell-Pope (20 pts, 5 rbds) n'a jamais réussi à contenir Stephen Curry (38 pts, 7 rbds, 5 pds), sa prestation offensive, conjuguée à celle de ses quatre compères du cinq de départ de Detroit (80 pts) a largement permis de maintenir l'écart. Malgré un retard de 11 points à l'entame du dernier quart (85-74, 36e), les Warriors auraient pu, à la faveur d'une série dont ils ont le secret, renverser le match sur quelques coups de folie. Ils ne sont jamais venus. Detroit a entamé l'ultime période par un 9-0, achevant tout espoir dans un match que Golden State n'a jamais semblé maîtriser. Cette quatrième défaite de la saison (37 victoires) permet à San Antonio de se rapprocher à deux victoires (35v-6d) avec le même nombre de matches joués. Les Warriors ont un calendrier encore difficile à gérer puisqu'ils doivent affronter Cleveland et Chicago lors de leur deux prochaines sorties. Detroit de son côté tient une victoire référence, qui de surcroît lui a permis de s'emparer de la septième place à l'Est (22v-18d).

Le chiffre : 3
De façon assez inhabituelle, les Golden State Warriors ont affiché une nervosité palpable en cours de match, rapidement sanctionnée par les arbitres. Stephen Curry, Draymond Green et Luke Walton ont été chacun sanctionné d'une faute technique. Le meneur a invectivé l'arbitre après un panier qui aurait mérité un lancer bonus. Pris dans son duel face à Andre Drummond (14 pts, 21 rbds), Draymond Green a passé son temps à discuter avec son vis à vis tout en commettant quelques erreurs défensives. Cette tension est retombée après le match, à l'occasion de féliciter chaleureusement Ben Wallace, ancien de la maison Pistons, honoré par la franchise de Detroit. Son maillot, le n°3, a été retiré ç la mi-temps du match.

La décla : «Nous sommes capables de batte n'importe qui»
La victoire a inspiré Stan Van Gundy, coach de Detroit. Forcément satisfait du match de son équipe, le technicien a été plus loin en avançant que ses joueurs pourraient être capables de renverser n'importe quelle équipe cette saison : «Je crois que nous savons que nous sommes capables de battre n'importe qui. La différence entre les équipes comme Golden State, San Antonio, et les Cleveland de ce monde par rapport à là où nous en sommes, c'est qu'on doit y arriver à gagner soir après soir après soir, et c'est notre challenge.»

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