Séverin Febou décisif dans la victoire des Fauves contre l'Ouganda (60-56), dimanche soir à la salle pluridisciplinaire de Radès (Tunis)
Séverin Febou décisif dans la victoire des Fauves contre l'Ouganda (60-56), dimanche soir à la salle pluridisciplinaire de Radès (Tunis)

Retenu dans la liste des 12 Fauves pour l'Afrobasket 2015 après plus d'un mois de préparation à Gravelines, l'ailier intérieur centrafricain Séverin Febou a jusque là bénéficié d'un temps de jeu inférieur à 3 minutes, précisément 2.30 minutes dans la compétition en raison d'un choix de coaching assez étonnant.

En effet, en regardant les fiches statistiques de l'équipe nationale centrafricaine après trois matchs, l'on constate une mauvaise gestion de l'effectif car certains joueurs bénéficiant d'un temps de jeu assez important, n'ont pas forcement été à la hauteur tant sur le plan offensif ainsi que défensif. Pourquoi ne pas donné la chance à Séverin Febou, Philippe Djada et Junior Madozein?

Joueur polyvalent, capable à la fois d'évoluer au poste 3 et 4, Febou est le genre de "soldat" que tous les entraineurs aimeraient voir dans leur équipe. Grand défenseur et meilleur shooteur à 3pts et doté également d'une excellente adresse sur la ligne des lancers francs, les qualités du joueur ne font pourtant pas l'objet d'une contestation, et pourtant le coaching staff centrafricain a choisi de le laisser sur le banc, match après match et défaite après défaite.

Hier, dimanche soir face à l'Ouganda, alors que la Centrafrique était sérieusement bousculé et mené au score dans le money time, il aurait fallu l'intervention du public et du ministre centrafricain des sports, Ningatoloum Sayo pour voir enfin Séverin Febou sur le parquet pour une durée de 2.30 minutes, ce qui ne l'a pas empêché d'inscrire l'un des paniers le plus important du match avec une belle agressivité défensive obligeant parfois les Ougandais à faire des mauvais choix. Cette prestation n'a laissé aucun fan indifférent à Radès, et pourtant le coach Aubin Goporo lui aurait fait une remarque en public à la fin du match, l'accusant je cite: "Tu as payé des gens pour crier en ton nom, mais il faut savoir que, plus les gens te réclameront sur le terrain, moins tu y seras". Doit on prendre cette déclaration comme un avertissement ou une menace? Peut-on espérer revoir Séverin Febou sur le parquet? En tout cas, la guerre entre les deux hommes est ouverte et les dirigeants tentent par tous les moyens d'éteindre l'incendie. Il faut préciser que le joueur n'a pas caché sa colère en écoutant une telle déclaration, sans doute maladroite, qui pourrait avoir des conséquences lourdes sur l'ambiance du groupe. Affaire à suivre...

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