En route vers la Tunisie: l'analyse de notre rédaction

A l’occasion de la tenue de l’AfroBasket en Tunisie, du 19 au 30 août 2015, News Basket Beafrika fait un aperçu sur toutes les équipes participantes qui y prendront part.

Aujourd’hui : Egypte, Cameroun, Cap-Vert et Mali
Évoquer le nom des Pharaons d’Egypte, c’est évoquer l’Histoire du basket-ball arabo-africain. La Fédération Egyptienne est la première à s’affiler à la FIBA c’était en 1934, sa 9ème place aux Jeux d’été ainsi que sa 5ème place au championnat du Monde en 1952, en outre le titre de l’Euro-Basket en 1949 qui est le titre le plus prestigieux à l’échelon africain. Avec 7 apparitions aux Jeux Olympiques (1936, 1948, 1952, 1972, 1984 & 1988) et 6 apparitions au championnat du Monde (1950, 59, 70, 90, 94 & 2014), et 7 apparitions à l’Euro-Basket (1937, 39, 46, 47, 49, 51 & 53) ont fait des Egyptiens les ambassadeurs par excellence du basket-ball Arabo-Africain. Aussi, l’Egypte reste le premier pays à avoir brandi le trophée africain, c’était en 1962 au Caire devant le team du Maroc. A ce premier titre vont de succéder quatre en 1964 à Casablanca, en 1970 à Alexandrie, en 1975 à Bangui et en 1983 à Alexandrie.


Lors de la dernière édition, les Pharaons d’Egypte ont été la surprise du tournoi final, les joueurs du coach Ahmed Mareî ont prouvé aux observateurs que basket-ball égyptien, après une période de vaches maigres, est sur la voie du retour pour se mêler, à nouveau, à la conquête du tire. Avec une génération que composent les Samir Saif (2,03m), Rabie Achraf (3,05m), Ibrahim Rami (2,04m), et Badr Wahil (1,95) l’Egypte est à prendre au sérieux pour la conquête du titre.


Le nouvel entraineur des Pharaons, Ahmed Mareî, part à l’Afro-Basket avec l’ambition de faire mieux que la dernière édition. En clair, monter sur la première marche du podium, puisque l’Egypte ait terminé 2ème à l’Afro Basket 2014, décrochant au passage une place pour la Coupe du Monde qui s’est déroulée en Espagne. Pour le coach égyptien qui a pris part aux Jeux Olympiques de Los Angeles avec l’équipe nationale d’Egypte. « Notre objectif est de reconstruire notre équipe nationale. Si nous remportons le championnat d’Afrique, je serais un homme heureux», a confié à fiba.com. Avec une équipe dont la moyenne d’âge est 22 ans, l’objectif majeur de M.Mareî, la construction d’une équipe nationale pour le futur. Logée dans le groupe C en compagnie du Cameroun, du Gabon et du Mali, que du lourd. Pour une pôle-position pour le second tour l’Egypte doit batailler ferme. Le dernier sacre des Pharaons remonte à 1983 (Alexandrie).


Affilié à la FIBA depuis 1965, le Cameroun ne connait que sept apparitions à la phase finale du Championnat d’Afrique des Nations (1972, 1974, 1992, 2007, 2009, 2011 & 2013) avec à la clé une deuxième place en Angola, sous la direction d’un certains Lazar Adingono, qui devait prendre cette année les destinées des Lions de l’Atlas, et là c’est une autre histoire. Après un stage au Cameroun, les Lions indomptables du Cameroun, se sont envolés en Chine pour prendre part à un tournoi amical. Une occasion pour l’entraineur Lazar Adingono qui revient aux manettes techniques des Lions Indomptables pour peaufiner ses schémas tactiques. Lundi dernier, le Cameroun s’est incliné en amical devant la Tunisie pays hôte sur le score de 84-63. Le Cameroun risque d’être privé des services de joueur vedette Luc Mbah (2,03m) un ailier qui évolue en NBA. En Tunisie, le Cameroun évoluera dans le croupe C avec l’Egypte, le Gabon et le Mali. Ça va chauffer pour les Lions indomptables qui comptent renouer avec le carré d’As.
Méconnu par les observateurs de la balle au panier, en 2007 en Angola, les Requins Marteaux du Cap-Vert ont surpris tout le monde, et ce, après avoir occupé la troisième place du podium, avec à la base Ivan Almeida et Walters Tavares. Un résultat que le team du Cap-Vert n’a pu confirmer en 2009 en Libye puisqu’il a prit la 13ème place. En 2013, les Capverdiens n’ont pas trop déçu en occupant la 6ème place. Pour l’AfroBasket 2015, la sélection cap-verdienne va enregistrer le forfait de son joueur vedette, Walter Tavares (2,21m), qui évolue en NBA, depuis deux saisons aux Hawks Atlanta. La star cap-verdienne a décidé de mettre un trait sur l’Afro-Basket de Tunisie pour se concentré sur sa préparation à une adaptation rapide au championnat NBA. Pour palier à ce forfait, le coach des Requins Marteaux a rappelé Rodrigo Mascarenhas, un ailier fort de ses 1,99m, qui participe à sa quatrième AfroBasket. Avant le début de la compétition, l’entraineur Magalhaes est optimiste, il regrette que Walter n’ait pu rejoindre le groupe, mais il reste confiant quant aux possibilités de son groupe pour faire une bonne campagne à l’Afro-Basket. Mieux que lors du dernier Afro-Basket qui s’est déroulé en Côte d’Ivoire, où le Cap-Vert a échoué au stade des quart de finale face aux Pharaons d’Egypte. Les Cap-Verdiens évolueront dans le groupe D en compagnie de la Côte d’Ivoire, l’Algérie et le Zimbabwe. En Tunisie, le team capverdien risque de faire des étincelles sur le parquet. Malgré ses 1960 licenciés (Hommes ) et 1440 (Dames, le Mali est la force montante du basket-ball africain, puisqu’on le trouve sur tous les fronts, les U16 (féminin) champions d’Afrique pour la quatrième fois consécutive, les U19 (féminin) champion d’Afrique, restent une bonne prestation au dernier championnat du Monde au Canada, les U16 (garçons) vice-champion d’Afrique lors de la dernière édition, pour la nouvelle édition qui se joue à Bamako, ils sont sur la bonne voie pour monter cette année sur le toit de l’Afrique. 15ème au classement lors de la dernière édition avec au compteur une victoire et quatre défaites, le Mali avec comme chef de file Mohamed Tangara, meneur sur le terrain et hors du terrain, avec à ses côtés Namory Bondy. La sélection de Ludovic Chelle devait, à son tour, donner du dynamisme aux Ailes du Mali. Confiante, certes, mais avec les forfaits d’Amara Sy et Johan Sangaré, l’entraineur Slvian Lautier et son équipe devront se serrer les coudes, pour un bon départ dans un groupe qui s’annonce difficile avec en ligne les grosses pointures du basket-ball africain, l’Egypte et le Cameroun, à un degré moindre le Cap-Vert.

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