Avec LaMarcus Aldridge, San Antonio est au rang des favoris

San Antonio a frappé fort sur le marché des transferts en recrutant LaMarcus Aldridge. Un all star qui propulse, déjà, les Texans au rang de favoris pour le titre l’an prochain.


La dynastie des Spurs (cinq titres de champion entre 1999 et 2014) devait beaucoup à la draft jusque-là. Avec des premiers choix maous costaud (David Robinson en 1987, Tim Duncan en 1999) ou des coups de poker gagnants signés Gregg Popovich (Manu Ginobili choisi à la 57e place en 1999, Tony Parker au 28e rang en 2001, Kawhi Leonard 15e en 2011), la franchise texane a souvent eu le nez creux lors de la grande loterie fin juin. Cette année, c’est via le marché des transferts que les Eperons frappent un grand coup. Parmi les joueurs les plus convoités de la Free Agency 2015, LaMarcus Aldridge a en effet choisi de quitter Portland pour San Antonio cet été. Un coup de tonnerre dans le monde de la NBA.


Successeur de Duncan
Car LaMarcus Aldridge est un des joueurs les plus dominants de la Ligue. Ce grand ailier massif (2,11m, 109 kg) reste sur deux saisons en double double de moyenne avec les Blazers, la dernière à 23,4 points et 10,2 rebonds. Très bon dans le jeu sans ballon, intelligent dans ses déplacements, il est aussi un passeur averti, doté d'un QI basket élevé. Tout ce qui plait à Popovich. A 29 ans, le joueur que convoitaient également les Lakers, Houston ou encore Miami, a ce qu’il faut pour prendre le relais de Tim Duncan quand ce dernier partira à la retraite. Ce n’est pas pour tout de suite puisque «Dream Tim», 39 ans, a annoncé cette semaine qu’il repartait pour un 19e tour de manège. Sans doute le dernier. Au poste de pivot, Aldridge étant, comme lui, ailier fort.


Originaire du Texas – il est né à Dallas et a fait ses études à Austin -, Aldridge rentre donc au bercail pour quatre ans et 80 millions de dollars, le maximum autorisé par la Ligue. Avec la perspective de pouvoir jouer le titre NBA dès la saison prochaine, lui qui n’a jamais passé les demi-finales de conférence avec Portland. «Je suis impatient de jouer avec cette équipe et de vivre à nouveau près de ma famille et de mes amis», a indiqué le joueur samedi sur Twitter.

I'm happy to say I'm going home to Texas and will be a Spur!! I'm excited to join the team and be close to my family and friends.— Lamarcus Aldridge (@aldridge_12) 4 Juillet 2015


Quintette de luxe
Bien qu’ils aient dû «sacrifier» quelques joueurs avant de monter ce deal (départs de Tiago Splitter, Aron Baynes et Marco Belinelli), les Spurs possèdent désormais une force de frappe impressionnante avec un quintette Parker-Ginobili-Leonard-Duncan-Aldridge, sans oublier Danny Green, qui a de quoi affoler la concurrence et faire oublier l’élimination dès le premier tour des play-offs au printemps dernier (défaite 4-3 contre les Clippers). Fraichement titrés, les Warriors savent déjà que la route du Back to Back sera semée d’une grosse embûche. Après avoir raté une nouvelle fois la dernière marche (4e défaite en 6 finales NBA), LeBron James voit sa tâche d’apporter un premier titre à Cleveland se compliquer un peu plus malgré la prolongation de Kevin Love dans l'Ohio.


West en approche ?
Avec cette signature retentissante qui rend fous de joie les Spurs, comme Tony Parker – «Bienvenue à LaMarcus, je suis tellement content qu’il devienne un Spur !», a tweeté le meneur depuis la France samedi -, San Antonio n’en a pas pour autant fini avec son recrutement. Après avoir séduit Aldridge lors de deux meetings à Los Angeles cette semaine, Gregg Popovich espère désormais convaincre le vétéran David West de rejoindre son armada. Un ex-all star de 34 ans également convoité par Cleveland qui tournait encore à 11,7 points et 6,8 rebonds chez les Pacers la saison dernière. Pour argumenter, le légendaire coach n'aura sans doute pas trop besoin de se fatiguer.

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