La réponse du King James à Oakland

Cleveland a remporté à Oakland le premier match de son histoire en finale NBA grâce à un énorme LeBron James (39 points, 16 rebonds et 11 passes), et repris l’avantage du terrain face aux Warriors (95-93, a.p.).


Et dire que certains disaient les Cavs morts et enterrés après l’annonce de la fin de saison de Kyrie Irving, opéré d’une fracture de la rotule gauche et qui a regardé ce deuxième match des finales NBA depuis son lit d’hôpital. Un forfait qui fait suite à celui de Kevin Love, dès le premier tour des playoffs, et qui laisse LeBron James comme seul et unique membre du «Big 3» formé par Cleveland lors de la dernière intersaison.

Mais il faut croire que le «King» aime bien tout faire seul. Auteur de son cinquième triple-double en finale NBA (39 points, 16 rebonds et 11 passes), il a été tout simplement phénoménal, permettant à la franchise de l’Ohio de s’imposer, après prolongation, 95-93 dans la bouillante Oracle Arena, et de reprendre l’avantage du terrain en signant le tout premier succès de son histoire à ce stade de la compétition après l’humiliation de 2007 face aux Spurs (4-0) et le revers enregistré trois jours plus tôt dans cette même enceinte.

Stephen Curry, qui avait fait forte impression dans ce Game 1, est cette fois passé au travers. Si le MVP de la saison, gêné par la défense de Matthew Dellavedova, a tout de même inscrit 19 points, assortis de 6 rebonds et 5 passes, il s’est montré particulièrement maladroit à longue-distance (2/15), pourtant sa spécialité, et cumulé 6 pertes de balle. C’est donc son «Splash brother», Klay Thompson (34 points), qui a pris la relève, mais rien ne pouvait arrêter James et (ce qu’il reste de) sa bande.

David Blatt n’a ainsi fait évoluer que sept joueurs dimanche soir. Et encore, puisque Mike Miller n’a passé que 6 minutes sur le parquet ! Mais JR Smith (13 points) a apporté sa folie en sortie de banc, alors que Tristan Thomson (2 points et 14 rebonds dont 7 offensifs), révélation de ces playoffs, et Timofey Mozgov (17 points et 11 rebonds) ont assuré dans la raquette, et les Cavs ont remporté la bataille du rebond (55-45). La vraie bataille, c’est donc LeBron James, encore plus décisif dans le money-time, qui l’a remportée, même si les Warriors, à l’image de l’infatigable Draymond Green, ont tout fait pour l’arrêter. Il faudra trouver autre chose.

Retour à l'accueil