Afrobasket 2015: le Maroc en vadrouille

A deux mois du début de l’Afrobasket 2015, prévu en Tunisie, l'équipe nationale marocaine parait en proie de doute, et ce, après que le volte-face de l’entraîneur Camerounais Lazare Adingono. Et dire que lors de « 26 seconds chronos », diffusée le 25 avril 2015 par la chaîne Arriyadia, une émission qu’anime Siham Khalif, le président de la Fédération Royale Marocaine de Basket-ball, M. Mostafa Aourach, sur la question de l’entraineur du team national et son programme, il a déclaré que la commission technique nationale est en contact permanent avec ledit entraineur, et que chaque semaine on lui fait part des statistiques des joueurs du team national, et, du fait, il a dirigé, par le passé, la formation de l’ASS, il connait parfaitement la valeur de ses joueurs. Et une semaine après la phase finale du championnat du Maroc, le team national va débuter sa campagne de préparation, couronnée par une double confrontation avec son homologue égyptien, puis de profiter de la présence au Maroc des sélections africaines qui préparent à leur tour l’Afrobasket 2015, pour la mise en place d’un tournoi permettant ainsi aux joueurs de peaufiner leurs schémas tactiques. Pour le président de la Fédé, ça serait dommage pour la génération des Zakaria et consorts de terminer leur carrière sans une place sur le podium.


Mais cœur qui soupire n’a pas toujours ce qu’il désire. Le forfait du coach Camerounais pour s’occuper du team national, va pousser l’homme fort du basket-ball national de revoir ses agiotages concernant le team national et sa préparation, aussi de désigner, et de manière officielle, qui va tenir les mannettes techniques du team national. Une phase finale de l’envergure de l’Afrobasket ne se prépare pas comme si on prépare sa valise pour aller en vacances. Surtout que, vu le niveau du championnat national, la plus part des joueurs du team national n’ont suffisamment pas de compétitions de haut niveau dans les mains ni dans les jambes, il suffit de jeter un clin d’œil sur les states des joueurs nationaux de l’ASS et ceux de l’IRT lors de la finale pour avoir une idée (26/58) dans les shoots pour ceux de l’ASS 44%, et 13/45 pour ceux l’IRT 28%.


Et puis, si jamais on va faire appel à des joueurs évoluant à l’étranger, il y a des réglages à faire au niveau de la cohésion du groupe.


Autant de questions qui se posent autour de la préparation du team national, et ce, avant le grand rendez-vous africain, à moins qu’on va se dire que l’essentiel est de participer, regardant les autres nations aller de l’avant, mais il reste tout de même pour les nostalgiques de la belle époque du basket-ball national, le droit de se réjouir du titre africain remporté par le team national en 1965 à Tunis, la deuxième place en 1967, qualifiant pour les JO de Mexico 68, ou encore la troisième place en 1980 lors de la 10ème édition organisée au Maroc. C’est bien loin tout ça.


La vérité c’est ce qui simplifie, et celle de notre basket est elle connue par tout le monde, sauf pour ceux qui veulent se cacher derrière un rideau entaillé.
On ne découvre pas la vérité, on la crée !

Par Saïd B. Cherki

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