Aubin Thierry Goporo, un formateur dans l'âme et un homme humble au service des futures stars.
Aubin Thierry Goporo, un formateur dans l'âme et un homme humble au service des futures stars.

Le coach américain d'origine centrafricaine Aubin Goporo (47 ans) continu de faire parler de lui dans le championnat lycéen aux Etats-Unis. Avec plus de 300 victoires, le formateur de Sasha Kaun (star russe du CSKA Moscou) et de plusieurs joueurs dont le français d'origine centrafricaine Wilfried Yeguete (joueur du STB Le Havre) s'impose comme étant l'un des meilleurs entraîneurs de sa génération avec Florida Air Academy.

Sur les murs du bureau d'Aubin Goporo à Florida, pas de trophées ou de récompenses individuelles, mais on y voit des photos de joueurs qu'il a formé au collège dont celle de Sasha Kaun (médaillé de bronze olympique en 2012 et vainqueur du championnat universitaire NCAA en 2008 avec l'université de Kansas en compagnie de Mario Chalmers et de Brandon Rush).

Malgré son record (309 victoires pour 47 défaites seulement) et son grand vécu avec Florida Air Academy, le natif de la République Centrafricaine est resté humble et très loin de la situation chaotique que traverse le basket-ball centrafricain depuis le dernier titre continental remporté en 1987 au Caire en Egypte. Ancien champion d’Afrique avec les Fauves centrafricains en 1987, Aubin Goporo faisait également parti de l'équipe nationale qui a participé aux Jeux Olympiques de Séoul en 1988.

Au moment où a Fédération Centrafricaine de Basket-ball (FCBB) est toujours à la recherche d'un entraîneur-chef pour conduire les "Fauves" à l'Afrobasket 2015 en Tunisie, Aubin Goporo paraît à notre regard comme l'une des pierres angulaires pour l'avenir de ce sport roi au pays de Anicet Lavodrama et de Romain Sato (deux figures emblématiques du basket-ball centrafricain). De par son savoir du basket africain, son vécu et sa soif de gagner, Aubin Goporo est certainement l'homme qu'il faut actuellement pour la sélection nationale centrafricaine. L'associer avec des anciens Fauves comme Eugène Pehoua Pelema, Anicet Lavodrama, Donatien Laguerre et Souleymane Asrangue ne serait pas une mauvaise chose, car cela augmentera probablement les chances des fauves en terre tunisienne.

Aubin Goporo que l'on pensait voir au moins dans le staff technique des Fauves lors de l'Afrobasket 2013, n'a finalement pas pris part à ce rendez-vous. A t-il été contacté par la Fédération Centrafricaine de Basketball (FCBB) de l'époque? A t-il reçu au moins une proposition à la hauteur de son statut? A l'heure où Romain Sato a déjà donné son accord de principe de revenir en équipe nationale et que tous les espoirs renaissent, les dirigeants du basket centrafricain tentent de leur côté par tous les moyens de convaincre les autres joueurs cadres (Michael Mokongo, James Mays, Will Yeguete et Maxime Zianveni) de s'aligner derrière ce projet ambitieux, même si l'on sait parfaitement, que sans la présence d'un entraîneur prolifique sur le banc, la Centrafrique ne pourra jamais réaliser son rêve d’accéder au podium continent après 23 ans d'absence.

Quoi qu'il arrive à Tunis en août prochain, la FCBB devra se lancer dans la reconstruction de ce sport roi qui passe d'abord par la formation des entraîneurs de jeunes, la construction des terrains et des centres de formations "sport/études" adaptés au basket-ball du haut niveau. Avec un programme de détection sur toute l'étendue du pays qui passe par des tournois locaux, inter-régionaux et nationaux. La Fédération Centrafricaine de Basket-ball doit également se donner les moyens avec une démarche de partenariat claire et précise en vers des investisseurs étrangers afin de faire participer les équipes nationales de toutes catégories jeunes à des compétitions sous-régionales, continentales et internationales. Ainsi, l'avenir du basket-ball centrafricain sera meilleur.

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