The Greek god called Vassilis Spanoulis !

Vainqueur du CSKA Moscou en demi-finale de l'Euroligue vendredi à Madrid (70-68), l'Olympiakos a créé la surprise en signant une grosse fin de match. Vassilis Spanoulis a encore brillé.

Le match : 70-68
Irrespirable. L'Olympiakos est venu à bout du CSKA Moscou vendredi à Madrid lors de la première demi-finale de l'Euroligue (70-68). Une rencontre qui a pourtant vu la domination du CSKA pendant près de 35 minutes mais le club russe n'est jamais parvenu à tuer le match, notamment dans le troisième quart après avoir creusé un premier écart intéressant (47-39, 27e). A 4'44 du buzzer final, l'avance des hommes de Dimitris Itoudis était de 9 points (61-52, 36e).

Puis, il y a eu Vassilis Spanoulis. Muet aussi longtemps que son équipe a peiné à trouver la solution face à son adversaire, il a livré une fin de match héroïque. Au point de devoir gérer la balle de match pour les siens à 66-66 et 31 secondes à jouer. Face à Nando De Colo, autre star de la rencontre (18 points, 4 rebonds, 4 passes), il a trouvé le fond du cercle sur un tir dont lui seul a le secret. Les cinq dernières secondes, mal négociées par les moscovites alors qu'ils auraient pu tenter d'égaliser, ont permis à l'Olympiakos d'exploser de joie tout en rappelant forcément son succès en finale de la compétition en 2012, remportée sur un panier à la dernière seconde (62-61) après avoir accusé 19 points de retard. Triple vainqueur de l'épreuve (1997, 2012, 2013), l'Olympiakos va disputer dimanche sa quatrième finale de l'Euroligue en six ans.


Le joueur : Vassilis Spanoulis
Le pire, puis le meilleur. Vassilis Spanoulis a d'abord très longtemps apparu emprunté, peu inspiré face à un adversaire qui s'est délecté de ses nombreux échecs aux tirs. 0/11 au total sur les 36 premières minutes de jeu pour une évaluation de -6. Son premier panier, à trois points, pour revenir à 63-57, a alors lancé une série incroyable puisqu'il a ensuite trouvé deux fois la mire de loin et ajouté un panier à deux points en quatre minutes, dont le panier de la gagne face à Nando De Colo à 8 mètres.


La stat : 16
Largement dominateur pendant la majorité de la partie, le CSKA Moscou a devancé son adversaire dans tous les domaines statistiques. Pour deux exception: les rebonds et la réussite à trois points. L'Olympiakos affiche au final un avantage de 7 prises (40-33) et a capté 16 rebonds offensifs. De quoi compenser une réussite moins bonne que Vassilis Spanoulis a ensuite fait remonter en flèche au périmètre. Malgré une évaluation collective bien supérieure (88-71), le CSKA n'a pu résister au genre de fin de match qui tourne souvent en faveur des clubs grecs.

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