Stephen Curry mène Golden State vers la finale

Auteur d’une nouvelle performance éblouissante la nuit dernière, Stephen Curry a mené Golden State à la victoire sur le parquet de Houston (80-115). Les Warriors ne sont plus qu’à un succès d’une place en finale.


Injouable, inarrêtable, démoniaque, éblouissant… Les qualificatifs ne manquent pas pour décrire la performance de Stephen Curry la nuit dernière sur le parquet de Houston. Steve Kerr, son entraîneur à Golden State, s’est, lui, contenté d’un «Steph a fait du Steph» qui en dit long sur son niveau actuel. Et la sérénité qu’il dégage. Ainsi, après une énième flèche à trois points qu’il expédia en plein cœur de ses adversaires, deux fans des Rockets le prirent à partie au bord du terrain. Sans parvenir le moins du monde à le déstabiliser : «Ils ont utilisé un mot que je ne peux répéter et je leur ai juste dit : Rasseyez-vous !», a-t-il ainsi commenté dans un sourire.

Harden n'y était plus
Il faut dire qu’avec 40 points et 7 passes décisives, le tout en ne jouant «que» 35 minutes, Curry a une nouvelle fois frappé fort. Trop, sans doute, pour une formation texane qui ne répond plus, au bord d’un douloureux «sweap». A l’image d’un James Harden qui avait tenu la comparaison individuelle lors des deux premiers matches avec le meneur des Warriors mais qui s’est brutalement effondré devant son public (17 points à 3 sur 16 au tir). Or, même avec un Harden au top, Houston n’avait pas réussi à s’imposer contre Golden State. Alors sans lui, un miracle devenait inenvisageable. Et c’est même une véritable punition qu’ont subie les hommes d’un Kevin McHale déçu par «le manque de niaque et d’énergie» de ses troupes.

Ainsi, il n’aura pas fallu longtemps aux Warriors pour faire la différence. Avec 12 points d’avance à l’issue du premier quart-temps (18-30), puis 25 à la pause (37-62), ils n’ont effectivement pas traîné en route. Curry, lui, a empilé 7 réussites à trois points (sur 9 tentatives), ce qui fait de lui le nouveau recordman de loin en play-offs avec 64 tirs primés infligés à ses adversaires depuis le début des phases finales 2015. Un festival à lui tout seul. Même s’il a été bien soutenu par Draymond Green (17 points et 13 rebonds) et Klay Thompson (17 points également). Dans deux jours, Golden State aura donc l’occasion d’en finir et de se qualifier pour sa première finale NBA depuis quarante ans.

Retour à l'accueil