Le Real Madrid rejoint l'Olympiakos en finale

Accroché pendant dix minutes vendredi, le Real Madrid a ensuite étouffé le Fenebahçe Istanbul (96-87) pour facilement se qualifier pour la finale de l'Euroligue à domicile. Les Madrilènes ont signé un match quasi-parfait.


Le match
Vingt premières minutes de rêve. C'est en somme tout ce qu'il a fallu au Real Madrid pour faire la différence face au Fenerbahçe Istanbul vendredi soir à domicile en demi-finale de l'Euroligue (96-87). Le club stambouliote n'aura fait illusion que lors du premier quart, remporté par les hommes de Zeljko Obradovic (21-20, 10e). Jan Vesely, ancien joueur NBA (Washington Wizards), 8 points au compteur, a dans un premier temps capitalisé sur l'énergie des siens, galvanisés surtout par un public turc bruyant. Le deuxième quart, mené d'une main de maître par les locaux (35-14), a achevé les espoirs du Fener, qui disputait son premier Final Four d'Euroligue. Gustavo Ayon (16 pts, 5 rbds à la pause) et K.C Rivers (4/4 à trois points, 5/6 au total) ont été omniprésents pour concrétiser sur le jeu collectif irréprochable du Real. Pour preuve : à la pause (55-35), les Merengues affichaient 18 passes décisives pour...aucune balle perdue ! Dépassés par les événements, les Stambouliotes n'ont jamais vraiment réussi à trouver la formule pour inquiéter leurs vis à vis.

Dans une deuxième partie de match plus accrochée, plus physique et surtout plus nerveuse, les hommes de Pablo Laso ont tenu bon, grâce notamment à une adresse de loin souvent insolente (14/30 - 46% au final). Surtout, le MVP de la compétion Nemanja Bjelica et consorts ne sont pas parvenus à faire douter leur adversaire. La fin de match moins rythmée leur a bien permis de revenir à 92-82 (39e) puis d'échouer à 9 unités (96-87) mais le collectif du Real (6 joueurs à 12 points ou plus) avait réussi l'essentiel auparavant. Pour la troisième année consécutive, le club de Florentino Perez se hisse en finale de l'Euroligue. Les deux fois précédentes, seule la place de deuxième leur avait tendu les bras. Dimanche, il faudra retrouver l'Olympiakos Le Pirée, son bourreau londonien (2013), pour aller chercher un sacre, à domicile.

Le joueur : Gustavo Ayon
Cette saison, en Euroligue, Gustavo Ayon tournait à 8 points et 4,4 rebonds par match. En sortant deux premiers quarts exemplaires, le pivot mexicain a mis son équipe sur orbite. Omniprésent dans la raquette, il a achevé la rencontre avec une ligne de statistiques très intéressante : 18 pts, 7 rbds, 6 pds, 3 int, 5 fautes provoquées) pour 30 d'évaluation. Surtout, en 27 minutes de jeu, il a su faire preuve d'une grande efficacité : 8/11 au tir. De quoi se démarquer dans le collectif madrilène même s'il aurait bien pu se faire voler la vedette par K.C. Rivers ou encore Andres Nocioni. Mobile et disponible, il aura une carte à jouer face à l'Olympiakos.


La stat : 6,0
Pour mesurer l'assise collective d'une équipe dans un match, il est de coutume de calculer le ratio passes décisives/balles perdues. A l'issue de sa demi-finale, le Real peut se vanter de présenter un excellent 6,0. Surtout, à la pause le calcul était encore impossible puisque les Madrilènes n'avaient pas perdu un seul ballon. Au final, Segio Llull a terminé meilleur passeur de son équipe (9 pds sur 24) tandis que seulement quatre joueurs ont perdu un ballon chacun. A titre de comparaison, le ratio du Fener est de 1,30 (17 pds pour 13 balles perdues, ce qui en soi n'est pas mauvais. Le Real était tout simplement trop fort.

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