Golden State rejoint Cleveland en finale

40 ans après, Golden State renouera avec les finales NBA. La nuit dernière, les Warriors ont franchi le dernier obstacle en dominant Houston (104-90) grâce à un héros inattendu.


«Nous méritons de célébrer cette qualification, mais nous n’avons pas fini notre travail.» A peine Houston définitivement enterré, Klay Thompson se projetait déjà vers la suite de l’aventure pour Golden State. A savoir une finale à laquelle les Warriors n’avaient plus pris part depuis 40 ans, face à Cleveland. Ce qui promet un nouveau duel épique à distance entre les deux meilleurs joueurs de ces play-offs, Stephen Curry et LeBron James. Mais pour que ce mano a mano tienne toutes ses promesses, il faut espérer que Golden State en général, et Curry en particulier, retrouvent un surplus d’énergie car la nuit dernière, même s’ils se sont imposés (104-90), ils ont laissé entrevoir une indéniable fatigue. A l’image de son meneur de jeu, plus discret qu’à l’accoutumée (26 points à 7 sur 21 au tir et 4 passes décisives), sans doute par précaution après sa lourde chute lors du Game 4.

Curry à l’économie, tout le monde s’attendait à voir Thompson prendre le relais. Sauf qu’en étant sanctionné d’une cinquième faute en plein troisième quart-temps, l’arrière de Golden State avait les ailes coupées (20 points). Ce qui n’empêchait pas les Warriors de mener à l’entame du dernier acte (74-68). De manière fragile cependant. Sauf qu’un héros inattendu débarquait dans l’Oracle Arena. Son nom ? Harrison Barnes. Avec 24 points, dont 13 dans les douze dernières minutes, l’ailier permettait à Golden State de creuser l’écart (85-72 à huit minutes du buzzer) et de vivre une fin de match plus confortable. Surtout que du côté de Houston, James Harden n’avait plus d’essence dans le moteur après son impressionnant récital deux jours auparavant.

Harden n'en pouvait plus
De 45 points, le «Chef» passait la nuit dernière à 14 petites unités, avec un horrible 2 sur 11 au tir qui en dit long sur son impuissance et son désarroi. Privés de leur fer de lance offensif, les Rockets devaient s’en remettre à leur totem dans la raquette, Dwight Howard (18 points et 16 rebonds) mais cela s’avérait insuffisant. Avec un maigre 5 sur 24 à trois points, Houston se retrouvait avec un jeu à cloche-pied, sans la moindre menace extérieure. Un handicap beaucoup trop important pour espérer vaincre une formation de Golden State qui a remporté 46 de ses 49 matches à domicile cette saison, play-offs inclus. Et comme les Warriors auront l’avantage du terrain en finale contre Cleveland, l’espoir d’un nouveau titre, après celui conquis en 1975, n’a rien d’illusoire.

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