Final Four: Real - Fenerbahçe, une affiche explosive

La deuxième demi-finale d'Euroligue, entre le Real Madrid et Fenerbahçe (21h00, à Madrid), opposera une équipe qui connaît par coeur la compétition à une autre qui la découvre.


REAL MADRID: Vingt ans après?
Deux décennies, comme une éternité. Le Real Madrid est le club le plus titré de l’histoire de l’Euroligue (huit fois sacré), mais sa dernière couronne remonte à 1995. Son coach d’alors s’appelait... Zeljko Obradovic. Le Serbe que les Madrilènes vont retrouver vendredi soir (21 heures, BeIn Sport) sur leur chemin puisque le légendaire disciple du Professeur Nikolic coache désormais le Fenerbahçe. Une mission tout sauf simple, même pour les logiques favoris du Final Four, qui évolueront à domicile avec une formation qui sort d’une saison brillante (22 victoires - 6 défaites), possède une ossature qui rappelle beaucoup la sélection espagnole - Sergio Llull, Sergio Rodriguez, Rudy Fernandez, Felipe Reyes -, et arrive à maturité après plusieurs saisons d’un vécu commun.

Une équipe bâtie pour dominer l’Europe, mais qui bute depuis deux ans sur la dernière marche, vaincue en 2013 par l’Olympiakos (100-88), et en 2014 par le Maccabi Tel-Aviv (86-98 a.p.). De mauvais souvenirs que le Real a, ce week-end, l’occasion d’effacer pour de bon. «Nous ne voulons pas faire comme s’il ne s’était rien passé depuis deux ans, avance le coach madrilène Pablo Laso. Plutôt s’en souvenir comme d’une expérience précieuse pour les rencontres de ce week-end et ne pas reproduire les mêmes erreurs.»


FENERBAHÇE: Vraiment des rookies?
La Turquie attendait cela depuis quatorze ans. Malgré les dizaines de millions investis dans ses clubs de basket depuis des années, plus une trace d’un de ses représentants dans un Final Four depuis 2001, saison de la guerre européenne du basket qui avait vu deux Coupes d’Europe se faire concurrence, Euroligue et Suproligue. Efes Pilsen s’était glissé dans le plateau final de cette dernière, sans grand succès. Pour Fenerbahçe, le Final Four sera une première. L’équipe, novice à ce niveau, a éliminé le champion en titre Tel-Aviv en trois manches sèches et comptera sur le MVP de la compétition, le Serbe Nemanja Bjelica, médaillé d’argent au Mondial espagnol, dans le même Palacio de deportes où se dispute le Final Four, tout comme la star montante Bogdan Bogdanovic.

«Entre notre jeunesse et la surexpérience de notre coach, on va chercher la bonne balance», rigolait l’arrière de 22 ans, dont l’équipe achève une métamorphose entamée à l’arrivée du sorcier Zeljko Obradovic il y a à peine deux ans. Huit Euroligues au compteur remportées avec quatre clubs différents (Partizan Belgrade, Badalone, Real Madrid, Panathinaïkos), quatorze Final Four disputés (quinze, si on ajoute celui en tant que joueur avec le Partizan, en 1988), la légende serbe ne laisse jamais rien au hasard. Avant la demi-finale de vendredi, il rappelait malicieusement qu’«au Final Four, il n’y a pas d’outsider. Madrid a un groupe expérimenté, qui joue à domicile, et a tout pour lui. Y compris la pression...».


NOTRE PRONOSTIC: REAL MADRID 60% FENERBAHçE 40%

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