Final Four: CSKA - Olympiakos, un duel des titans

En demi-finale de l'Euroligue (18h00 à Madrid), la défense de l'Olympiakos devra faire déjouer l'attaque du CSKA Moscou. Et inversement.


OLYMPIAKOS: Jamais deux san
s trois?
De l’extérieur, ils ont des faux airs d’outsider. C’est tout le contraire. L’Olympiakos n’a plus l’opulence d’antan, mais il a appris à gagner autrement. Meilleure défense de la compétition (71,2 pts encaissés par match), le club coaché par le Grec Giannis Sfairopoulos (48 ans), ancien assistant du CSKA Moscou et de l’équipe de Grèce notamment, a rejoint Madrid en disposant de Barcelone (3 victoires à 1). Et grâce à un finish hallucinant conclu par ses deux joueurs emblématiques, son sniper Vassilis Spanoulis, et son héros des grands moments, Georgios Printezis, auteur du tir à 3 points de la victoire qui a rendu fou le Pirée lors du match décisif contre Barcelone.

Le même «Imprimeur» qui avait crucifié le supposé tout puissant CSKA Moscou lors de la finale de l’Euroligue 2012, à Istanbul, d’un tir en mouvement à 7 dixièmes du gong, après être revenu de l’enfer (-19 en fin de troisième quart). Les Reds avaient remis le couvert l’année suivante à Londres, écartant à nouveau les Russes, en demi-finales. Autant dire que l’issue du choc de vendredi (18 heures), qui opposera à nouveau les deux rivaux, sera bien plus indécise que l’affiche peut le laisser présager. Autre signe? L’année de chacun de ses trois titres (2009 avec le Pana, 2012, 2013 avec les Reds), Vassilis Spanoulis allait être papa. Les fans auront noté que son quatrième enfant est en route...


CSKA MOSCOU: Enfin l'année de Moscou?
Ils avaient beau répéter, encore et encore, à la veille de leur choc avec Olympiakos, que «c’est un autre match», que «le passé, c’est le passé», il était difficile de croire sur parole les joueurs du CSKA Moscou qui ont vécu l’affront de 2012. Il suffit de se souvenir du visage tremblotant, liquéfié, d’Andreï Kirilenko (revenu de Brooklyn en cours de saison) après la finale de l’Euroligue à Istanbul, pour savoir que les Russes ont un compte à régler. Vaincu par les Reds à la dernière seconde en 2012 puis renversés en 2013, victime d’un scénario tout aussi improbable en 2014 face au Maccabi Tel-Aviv, le mastodonte européen, qui s’avance cette saison avec un budget de 42 millions d’euros et la meilleure attaque de la compétition (87,8 pts par match), a écrasé la saison (22 victoires - 3 défaites), guidé par Dimitris Itoudis, assistant historique de Zeljko Obradovic pendant treize ans au Panathinaïkos, l’arrière serbe Milos Teodosic, lui aussi présent lors de la déconvenue d’Istanbul, aujourd’hui au sommet de son art, et le revenant français Nando De Colo, auteur d’une saison pleine (14,2 pts, 3,2 rbds, 3,2 p.d. en 24 min). Autant dire que le CSKA a les armes pour dominer sa bête noire et renouer avec un titre qui se refuse à lui depuis 2008. Oui mais...


NOTRE PRONOSTIC: CSKA MOSCOU 55% - OLYMPIAKOS 45%

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