C'est officiel, Stephen Curry élu MVP

Stephen Curry a été élu MVP pour la première fois de sa carrière ce lundi, à 27 ans, devant James Harden et LeBron James. Une juste récompense pour le meneur de jeu des Warriors.


Et le vainqueur est… Stephen Curry. Le meneur de jeu des Warriors a en effet remporté, à 27 ans, son premier titre de MVP ce lundi. Il présentera le trophée Maurice Podoloff à son public de l’Oracle Arena dans la nuit de mardi à mercredi, avant le coup d’envoi du deuxième match de la série qui oppose Golden State à Houston. Un trophée que Kevin Durant avait décroché l’année passée, succédant lui-même à LeBron James, récompensé quatre fois en cinq ans entre 2009 et 2014, et Derrick Rose, sacré en 2011. Avec 1.198 points au terme du scrutin (110 premières places sur 130 votes), Curry a devancé James Harden (936), LeBron James (552), Russell Westbrook (352) et Anthony Davis (203) dans de ce qui aura été l’une des course au titre de MVP les plus passionnantes depuis bien longtemps.

A noter qu’il s’agit de la deuxième récompense individuelle de la saison pour Golden State, premier de toute la Ligue au terme de la saison régulière (67 victoires en 82 matches) après le titre de meilleur dirigeant attribué au general manager Bob Myers. Steve Kerr et Draymond Green ont terminé deuxièmes, respectivement pour les trophées de meilleur coach et de meilleur défenseur de l’année. La franchise californienne n’avait d’ailleurs remporté qu’un titre de MVP jusqu’ici, attribué à un certain Wilt Chamberlain, en 1960. A l’époque, les Warriors étaient domiciliés à Philadelphie.


Pas si impressionnant dans les stats, mais…


Une chose est sûre : Curry n’a pas volé son trophée, malgré la qualité de la concurrence cette saison. Choisi à la septième position de la Draft 2009 à sa sortie de Davidson, deux fois All Star (2014, 2015) et double-champion du monde avec Team USA (2010, 2014), il a bouclé l’exercice 2014-15 avec 23,8 points (6e de la NBA), 44,3% à trois points (3e), 4,3 rebonds, 7,7 passes décisives (6e) et 2 interceptions (4e) de moyenne. Certes, on a déjà vu des MVP afficher des statistiques plus impressionnantes. Rien que cette saison, Westbrook, troisième dans les votes, a fini avec 28,1 points (1er de la NBA), 7,3 rebonds, 8,6 passes décisives (4e) et 2,1 interceptions (2e). Harden a quant à lui marqué 27,4 points par match (2e de la NBA) et a permis à Houston de se classer deuxième à l’Ouest, malgré l’absence longue durée de Dwight Howard.

Mais Curry, c’est le fer de lance, le patron, le chef d’orchestre d’une équipe de Golden State qui a dominé la saison régulière comme personne ne l’avait fait depuis les Chicago Bulls de Michael Jordan dans les années 90. A tel point que Steve Kerr a pu se payer le luxe de laisser sa star sur le banc lors de nombreux quatrièmes quart-temps. Au final, l’intéressé n’a joué que… 32,7 minutes par match. D’ailleurs, il est entouré d’une pléiade de joueurs de qualité, Klay Thompson en tête, ce qui explique qu’il n’a pas besoin de forcer pour briller individuellement et gonfler ses stats. Ça ne l’a pas empêché de battre son propre record de trois points en une saison, avec 286 réussites à longue distance, contre 272 en 2012-13. Ahurissant !


Le meilleur shooteur à trois points de l’histoire ?


Le tir à trois points, c’est LA spécialité du fils de Dell Curry, qui n’était déjà pas maladroit dans cet exercice. En fait, certains imaginent qu’il sera considéré comme le meilleur shooteur de l’histoire (devant Reggie Miller notamment) à la fin de sa carrière. Mais l’adresse longue distance n’est pas sa seule qualité. Excellent manieur de ballon (le meilleur de la Ligue ?), bon défenseur, passeur hors-pair, altruiste au possible mais assassin au sang-froid quand la situation l’exige, Curry propose un problème insoluble aux défenses adverses avec son profil atypique de meneur-shooteur capable de finir au cercle. Joueur spectaculaire sur le parquet, habitué du Top 10, il est, à l’inverse, des plus discrets en dehors des terrains. Père de famille pieux et simple, il ne fait pas de vague. Le tout servi par une bouille d’ange. Le gendre idéal.

L’équipe à battre à l’Ouest


Reste à savoir si Stephen Curry pourra mener Golden State au troisième titre de champion NBA de son histoire en juin. «On y pense depuis le début, assure son coéquipier Draymond Green. Je ne veux pas manquer de respect aux Spurs ou à qui que ce soit d’autre, mais on a confiance en nous. On ne veut pas que notre réussite se limite à la saison régulière. On est aussi bon que n’importe qui dans cette Ligue et on joue avec cet état d’esprit. Que certaines équipes doivent faire face à des blessures ou que d’autres soient éliminées, ça ne change pas le fait qu’on a le sentiment de pouvoir battre tout le monde. Ça a été notre état d’esprit durant toute la saison et ça ne changera pas maintenant.» Rappelons que les Warriors ont remporté le premier match de leur série contre Memphis au deuxième tour des play-offs (101-86). S’ils passaient cet obstacle, ils rencontreraient James Harden et Houston ou les Clippers, récents tombeurs de San Antonio.

Retour à l'accueil