LFB: Les Villeneuvoises peuvent-elles surprendre Bourges?

Les Villeneuvoises ne sont pas du tout favorites face à un Bourges taillé pour les trophées. Encore portées par l’Eurocoupe, elles y croient pourtant. Cela passe par une victoire à l’aller ce soir au Palacium.

OUI

La dynamique. « Les Villeneuvoises sont sur une dynamique. Et ça, ça donne de la confiance qui permet des choses inimaginables. » Ancien coach de l’USVO, Laurent Buffard s’y connaît en performance.


Les Villeneuvoises arrivent lancées, libérées par la victoire en Eurocoupe, décomplexées par une demi-finale où elles ont sorti le tenant, Montpellier, en deux matchs. Et elles sont sans pression. « La logique voudrait qu’on soit éliminé en deux manches sèches, avance le coach, Frédéric Dusart. Dans un sondage, les dix coachs qui ne sont pas en play-off voient tous Bourges sans perdre un match. »


Montpellier l’a fait. La saison dernière, troisièmes comme l’ESBVA cette année, les Héraultaises s’étaient imposées en gagnant l’aller et la belle à Bourges. Cette saison, en demi-finale, Basket Landes a enquiquiné les Berruyères, en les battant au premier match et en rivalisant jusque dans les dernières minutes du match d’appui au Prado.


L’expérience. C’est la nouveauté décisive de la saison. L’ESBVA compte sur des joueuses qui ont déjà gagné. Ann Wauters affiche dix championnats (1 en Espagne, 5 en Russie, 4 avec Valenciennes), Megan Mahoney trois en Italie avec Tarente, Virginie Brémont, Géraldine Robert et Fati Sacko ont été championnes avec Montpellier, Marielle Amant avec Bourges en 2012.

NON
Bourges. Depuis son premier titre, en 1995, Bourges a été champion douze fois, et pourrait égaliser les treize titres des demoiselles de Clermont. C’est sa 12e finale de Ligue consécutive. L’expérience plaide pour lui, son budget de 2,7 M€, un million de plus que l’ESBVA, aussi.
Effectif en rapport bâti par la coach de l’équipe de France, Valérie Garnier. Cinq des Berruyères figurent dans la présélection des Bleues pour l’Euro, dont évidemment la meneuse star des JO de Londres Céline Dumerc. Ajoutez-y deux internationales australiennes (Hodges, Tolo) et une arrière anglaise de haut vol (Leedham), sur le papier, c’est juste énorme. « On sait bien où on se situe par rapport à Bourges », admet Fred Dusart.


Pas l’avantage du terrain. C’est Bourges, le mieux classé, leader de la saison régulière, qui l’a. Le retour, dimanche, et la belle éventuelle se joueront au Prado, un chaudron. L’ESBVA, seule équipe à avoir battu Bourges en saison régulière, a tout intérêt à gagner l’aller pour le coller dos au mur.


Des blessées. L’ESBVA risque d’être privée de ses deux postes 2. Ses arrières Jo Gomis et Megan Mahoney, touchées à une cheville, seront au moins diminuées. SANDRINE ARRESTIER
ESBVA-LM - BOURGES, finale aller de Ligue féminine, ce soir (20 h 30) au Palacium de Villeneuve-d’Ascq, en direct sur Sport+.

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