LeBron James éteint Miami et fait renaître Cleveland

Les Cavaliers ont retrouvé LeBron James, les play-offs et des ambitions cette saison, après quatre ans de disette. Tout l’inverse du Heat, qui a terminé la saison hors du Top 8 à l’Est après le départ du «King».


Avec LeBron James, tout va. Sans lui, c’est la bérézina. Voilà le bilan que l’on peut tirer à l’issue de la saison régulière. Bien évidemment, la réalité est plus nuancée. Mais les faits sont là. Drafté en 2003, «King James» a mené les Cavaliers à cinq qualifications consécutives pour les play-offs entre 2006 et 2010, avec une apparition en Finales (2007, défaite contre San Antonio) et la tête de la Conférence Est à deux reprises (2009, 2010). Le tout avec deux titres de MVP en prime (2009, 2010). Il allait en remporter deux autres en 2012 et 2013 à «South Beach», où il emmenait ses talents durant l’été 2010. Là, avec le concours de Dwyane Wade et Chris Bosh, l’enfant d’Akron accédait à quatre Finales consécutives, avec deux trophées Larry O’Brien à la clé. Ses deux premiers. Et ce alors que Miami, sacré en 2006, restait sur trois éliminations en quatre ans au premier tour des play-offs et une saison à la dernière place de l’Est (2007-08). Pendant ce temps, Cleveland accumulait les premiers choix à la Draft plus que les victoires… Les Cavaliers ont en effet passé quatre ans sans play-offs pendant que leur ancien leader écrivait l’histoire en Floride.


Les Cavaliers finissent en trombe
Mais LeBron James a choisi de rentrer à la maison l’été dernier. Un choix qui doit autant à des considérations sportives et commerciales qu’affectives. Toujours est-il que, quatre ans après, l’enfant prodige était de retour. Bien évidemment, les résultats n’ont pas tardé à suivre. Quoique, la mayonnaise a mis un peu de temps à prendre, entre l’arrivée de nombreux joueurs et un nouveau coach en la personne de David Blatt, hyper expérimenté sur la scène européenne, mais néophyte en NBA. Tant et si bien que la franchise de l’Ohio affichait un bilan négatif début janvier (19v-20d). Mais avec le réveil de James et les diverses transactions effectuées par le General Manager David Griffin (arrivées de JR Smith, Iman Shumpert, Timofey Mozgov…) en cours de route, ce n’était bientôt plus qu’un mauvais souvenir. Les Cavaliers ont remporté 24 de leurs 29 derniers matches de la saison pour décrocher la deuxième place à l’Est et attaquer les play-offs avec un statut de favoris pour accéder aux Finales. Encore faudrait-il écarter Atlanta et Chicago.


Du côté de Miami en revanche, c’est la soupe à la grimace. Au début de la saison, entre les joueurs qui sont restés (Wade, Bosh, Haslem, Andersen, Chalmers…) et les recrues (Deng, McRoberts, Granger…), on se disait que le Heat pouvait a priori jouer un rôle de poil à gratter au sein d’une Conférence Est ouverte. L’éclosion d’Hassan Whiteside semblait confirmer cette hypothèse. Mais les blessures des uns et les insuffisances des autres refroidissaient rapidement les ambitions du club de Pat Riley. Des ambitions qui reprenaient de la vigueur avec l’arrivée de Goran Dragic, en février, mais pour quelques jours seulement. Chris Bosh était en effet contraint de mettre un terme à sa saison juste après la deadline des trades en raison de la formation de caillots de sang dans ses poumons… Malgré quelques performances vintage signées D-Wade, bien aidé par Dragic et Whiteside, Miami n’avait pas les armes pour décoller et manquera finalement les play-offs pour la première fois depuis 2008. Ironie du sort, ce sont les Pacers qui ont donné le coup de grâce à leurs rêves de Top 8. Des Pacers qui ont buté sur Miami ces trois dernières années en play-offs…


Pas de titre à Cleveland depuis 1964
Reste à savoir si LeBron James connaîtra la même réussite à Cleveland ces prochaines années que lors des quatre dernières à Miami. «Quand j’ai quitté Cleveland, j'étais en mission, a-t-il déclaré en juillet 2014 à l’occasion de l’annonce de son retour, sur le site de Sports Illustrated. Je chassais les titres, et on en a gagné deux. Mais Miami avait déjà eu cette satisfaction. Notre ville (Cleveland), n'a plus connu ça depuis un long, long, long moment. Mon but est toujours de remporter autant de titres que possible, il n’y a pas de doute. Mais le plus important pour moi est de ramener un trophée au Nord-Est de l'Ohio». Un titre que les Cavaliers n’ont jamais remporté jusqu’ici. En fait, aucune équipe de Cleveland n’a été sacrée dans un sport majeur depuis… 1964 ! Une éternité. Charge à «LBJ», Kyrie Irving, Kevin Love et compagnie de mettre fin à cette malédiction. Il faudra d’abord écarter Boston. Une équipe qui n’a pas toujours réussi au «King» lors de son premier passage dans l’Ohio, avec deux éliminations en 2008 et 2010. Mais les temps ont changé. Les Celtics, déjà bien heureux de participer à la «post-season», pourront en attester quand ils auront pris la porte en quatre ou cinq manches. Du moins, c’est le scénario auquel tout le monde s’attend.

Retour à l'accueil