Le Real Madrid et l'Olympiakos au Final Four

Le Real Madrid, vainqueur de l'Anadolu Istanbul (76-63) et l'Olympiakos Le Pirée, tombeur de Barcelone (71-68), se sont qualifiés jeudi soir pour le Final Four. Le club grec s'en est sorti d'un tir au buzzer de Georgios Printezis.


Anadolu Istanbul - Rea
l Madrid: 1-3
Battu au buzzer deux jours plus tôt, le Real Madrid n'a pas manqué jeudi sa deuxième occasion de se qualifier pour le Final Four de l'Euroligue en dominant l'Anadolu Efes Istanbul en Turquie, au terme d'un match 4 maîtrisé (76-63). Les Madrilènes, désireux de se qualifier pour le dernier carré de la compétition qui doit se tenir à Madrid, ont eu besoin d'une vingtaine de minutes pour s'adapter au jeu stambouliote. Menés de trois points après dix minutes (21-18, 10e), les hommes de Pablo Laso ont d'abord eu beaucoup de mal à tenir défensivement. «On les laisse trop aller sur la ligne des lancers», a fustigé à la pause le technicien espagnol. Et pour cause: à la mi-temps, l'Anadolu avait tenté 17 lancers, contre 3 pour le club espagnol. Pourtant, le Real a viré en tête après deux quarts (49-51, 20e).


Fernandez achève le travail
Au retour des vestiaires, les événements ont pris une tournure difficile à gérer pour les locaux. Un 7-0 encaissé d'emblée et l'obligation de courir après le score le reste de la partie. Thomas Heurtel (3 pts, 4 pds, 4 balles perdues) a eu beaucoup de mal à organiser le jeu des siens. Un collectif qui n'a jamais vraiment vu le jour : seuls Nenad Krstic (16 pts) et Matt Janning (10 pts) ont dépassé les dix points inscrits. Dans le money time, Rudy Fernandez a achevé tout espoir de fin de match serrée en plantant deux trois points consécutifs pour porter l'avantage des siens à +11 (63-68 à 63-74). La joie à peine contenue des Madrilènes au buzzer final en disait long sur leur détermination à aller au bout cette année et triompher sur leur parquet. En demi-finale, il faudra affronter le Fenerbahçe Istanbul, qui a facilement écarté le Maccabi Tel Aviv en trois manches.


Olympiakos Le Pirée - FC Barcelone : 3-1
L'Olympiakos a complété le dernier carré, jeudi soir, en dominant le FC Barcelone (71-68) pour la troisième fois en quatre matches (3-1). Un troisième succès remporté à la dernière seconde sur un panier à trois points de Georgios Printezis. Une réussite d'autant plus extraordinaire que le lieutenant de Vassilis Spanoulis (17 pts, 5 pds) avait manqué ses cinq tentatives précédentes pendant la rencontre. C'est ce qu'on appelle être "clutch". De quoi rappeler également son tir de la gagne en finale de la compétition en 2012 face au CSKA Moscou. Un message d'autant plus symbolique que le club grec va retrouver le CSKA en demi-finale du Final Four à Madrid.
Barcelone a mal terminé


La rencontre, défensive, a pourtant tourné au départ en faveur des Barcelonais, plus collectifs et cohérents dans l'alternance du jeu intérieur et extérieur. Alex Abrines (11 pts) et Ante Tomic (13 pts, 7 rbds) ont longtemps tenu le Barça dans le coup, tout en limitant l'Olympiakos à 29 points à la pause (29-37). Le réveil de Spanoulis (seulement 3 points à la mi-temps) a changé la donne, tout comme le nombre limité de balles perdues (9). Si le suspense a semblé à son comble dans le money time, les Blaugrana n'ont pas eu les nerfs assez solides pour conserver une avance de deux possessions acquise à 1'14'' du terme de la partie (61-65, 39e). Mantzaris (11 pts), Spanoulis et donc Printezis se sont chargés de passer un 10-3 salvateur pour faire exploser de joie un public qui ne demandait qu'à envahir le parquet.

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