En route pour l’Afrobasket 2015 : un coup d’œil dans la tanière des Fauves

Fiacre Ndingatoloum : « La formation, c’est notre cheval de batailles »


Les éliminatoires du tournoi de la zone 4 du 2 au 8 mars à Libreville au Gabon qualificatif à la 28e édition de l’afrobasket d’août de cette année en Tunisie s’approchent à grand pas. L’équipe centrafricaine a entamé sa préparation depuis un mois déjà. La diaspora au mois de décembre et Janvier en France et les locaux à Bangui depuis plus de trois semaines. Les Fauves évoluant à Bangui ont livré deux matches amicaux. Le premier était un match amical interne entre A et B, et le mercredi 11 janvier dernier la présélection centrafricaine a eu raison de l’équipe NEW TECH 76 à 45. Un autre stage de regroupement des locaux et expatriés est prévu vers la fin de ce mois à Rabat au Maroc avant le tournoi de la zone 4.Dans un entretien avec notre correspondant Henry Juvénal Koherepede, le premier vice-président de la Fédération Centrafricaine de Basketball Fiacre Ndingatoloum, parle en long et large de cette préparation.


HJK : Bonjour Fiacre Ndingatoloum


FNM: Bonjour Henry Juvénal Koherepede


HJK : Pouvez-vous nous faire l’état des lieux de la préparation de l’équipe nationale en ce moment ?


FNM : Oui monsieur le journaliste, à propos de la préparation de l’équipe nationale des locaux, nous avons démarré les entraînements depuis plus de trois semaines déjà. Je pense que tout se passe bien du coté des entrainements parce que les jeunes sont assidus. Ils ont la volonté d’apprendre. Nous sommes obligés de rajeunir l’équipe nationale centrafricaine pour pouvoir partir sur de bonnes bases et conquérir le titre. Les difficultés viennent du coté des finances, nous avons déposé le dossier de subvention au gouvernement mais jusqu’alors nous n’avons pas encore reçu la suite. Le dossier est entrain de suivre son chemin, à trois semaines du tournoi c’est la fédération qui se bat seule pour donner de l’eau aux joueurs à la fin des séances d’entrainement. Donc c’est difficile du coté logistique en ce moment. Nous avons pu regrouper les Fauves de la diaspora grâce à nos partenaires au mois de décembre dernier. Le gros problème reste le regroupement de toute l’équipe qui dépendra de l’appui du gouvernement.


HJK : Apres trois semaines de préparation et les deux matches amicaux, comment appréciez-vous le niveau de l’équipe ?


FNM : Oui, je pense que c’est entrain de prendre. Vous savez que l’équipe est jeune, ils viennent de différents horizons. Coté individuel ça va, ce sont des jeunes talentueux, mais le problème se trouve dans le jeu collectif. Apres ces deux matches amicaux que nous venons de passer, j’ai vu que petit à petit les choses se mettent en place.


HJK : Est qu’il y aura un regroupement en internat au niveau de Bangui ?


FNM : Oui c’est ce qui a été prévu dans le programme mais une fois de plus ca dépend des moyens que l’Etat centrafricain va mettre à notre disposition. Des que nous aurons ce budget, nous allons interner ces jeunes.


HJK : Beaucoup de centrafricains se posent la question de savoir si tous les piliers de l’équipe tels que Romain Sato, William Kossangue, Jimmy Djimrabayeet beaucoup d’autres encore seront de la partie, en d’autres termes est ce que vous avez déjà entrepris les démarches administratives afin d’éviter d’aller à la compétition avec seulement dix joueurs comme il y a deux ans ?


FNM : Je pense que ceux qui évoluent au niveau de l’Europe, on les a tous contactés pendant le stage qu’on a effectué au mois de décembre et janvier en France, ils étaient tous présents. Ils ont tous décidé de venir participer à la phase qualificative de l’afrobasket. Romain Sato, vu son calendrier de matches, ça sera difficile qu’il vienne pour la zone 4, mais il est en contact permanent avec la fédération centrafricaine de Basketball pour la suite.


HJK : Au niveau de Bangui, vous avez pu détecter quelques jeunes, avec des révélations, est ce que vous avez fait la même au niveau des Fauves de l’extérieur ?


FNM : Oui nous avons détecté des jeunes joueurs au niveau de l’Europe. L’équipe qui est mise en place au niveau de l’Europe, la plupart est jeune. Nous avons détecté des jeunes tels que Bamania, Ziem et même trois autres jeunes joueurs qui mesurent deux mètres chacun.


HJK : Quel est le niveau que vous souhaitez attendre à Tunis, une fois que la qualification sera obtenue à Libreville, le dernier carré ? Ou juste une bonne figure ?


FNM : Je pense que nous n’allons pas raisonner en termes de quart de finale, demi-finale, finale tout ça. Ce que nous pouvons dire c’est que nous devons faire mieux que le récent afro basket, présenter un bon basket-ball afin que les centrafricains retrouvent l’amour et leur niveau du basket-ball comme dans le temps jadis.


HJK : Vous faites partie de la fédération étant le premier vice président, depuis le mois de juillet 2014, après huit mois, dites nous ce qui a marché et ce qui reste à faire. Pendant la campagne, vous avez beaucoup parlé de la formation, où en sommes-nous ?


FNM : Notre bureau qui a été mis en place pour gérer la crise pendant deux ans afin de partir aux élections. Nous avons essai d’assainir le milieu. Nous avons fait beaucoup d’effort dans ce sens. Nous avons tout fait, et nous allons continuer à le faire, de mettre tout le monde à contribution. On ne va pas avancer avec des clans. Regrouper tout le monde au tour du basket, la ligue, les anciens joueurs, nous allons au prés d’eux pour demander conseil. Nous avons fait un travail à la base parce que la formation, c’est le cheval de batailles de notre bureau.


HJK : En parlant de la formation, est ce que vous avez pu faire quelque chose dans ce sens ?


FNM : L’avenir du basket-ball centrafricain, c’est les jeunes. Nous nous basons sur la formation des jeunes pour relancer notre basket. C’est pour cette raison que nous avons mis en place une équipe fédérale dans les différentes catégories des jeunes qui se préparent pour ces compétitions depuis plusieurs mois déjà. Nous sommes sur un bon élan, nous allons faire des efforts pour faire mieux. C’est notre base, notre espoir


HJK : Quel votre dernier mot pour finir notre entretien ?


FNM : Je crois le basket-ball n’est pas que l’affaire du bureau. Nous avons besoin de la contribution de tout le monde. Le développent c’est pour les centrafricains, nous avons notre site net et notre page facebook, nous attendons l’appui de tout le monde pour relever notre basket


HJK : Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions.

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