Pro A: Orléans se défoule sur la JL Bourg

Après la mise en retrait de l’entraîneur Fred Sarre cette semaine, remplacé par Jean-Luc Tissot et Gérald Simon, la JL Bourg livrait un match capital ce samedi face à Orléans. Et n’a pas réussi à l’emporter, s’inclinant 75 – 98. L'ailier centrafricain Max Kouguere a joué seulement 4 minutes.

Le changement de coach n’a en tout cas pas dérangé le chat noir qui s’est installé dans Ekinox ces dernières semaines. En effet, l’intérieur Devin Booker se blessait au nez jeudi soir à l’entrainement dans un choc avec Theodore (lui même KO sur le coup) et déclarait forfait pour ce match. Sans cet homme fort du secteur intérieur, la soirée s’annonçait compliqué face à la force d’un Sean May surpuissant. Sans surprise, c’est lui qui donne le ton de la rencontre (0 – 4, 2e). Les visiteurs mènent rapidement (2 – 10, 4e). Les Burgiens nagent un peu à contre-courant sur le début de partie, en se montrant maladroit aux lancer-francs et pas assez incisifs aux rebonds (17 – 25, 10e). Les joueurs d’Orléans peuvent alors jouer de cette avance pour placer des coups d’accélérateur par séquence notamment par Harris (17 – 30, 12e). Les Bressans répliquent mais n’arrivent pas à combler leur retard. A la mi-temps, Orléans mène 46 à 36 sur le parquet burgien devant un public inquiet, mais prêt à s’enflammer. L’espoir bressan est vite douché dès l’entame de deuxième mi-temps. Sean May réussit un 6 à 0 à lui tout seul. Puis Green assène deux 3 pts successifs (41 – 60, 24e), les Burgiens sont assommés. En face, les joueurs d’Orléans réussissent à peu près tout ce qu’ils entreprennent quand les Bressans ont bien des difficultés à sortir la tête de l’eau (57 – 76, 30e). La fin de match a des allures de cauchemar pour la JL. Harris soigne son scoring (32 pts). Quelques sifflets du public se font entendre à l’entrée des deux dernières minutes. Bourg s’incline 75 – 98 et devient la lanterne rouge de la Pro A.

Réactions :

François Peronnet (entraîneur Orléans) :
« L’enjeu était fort pour les deux équipes qui sont dans la difficulté. Avant le match, il y avait deux équipes qui souffrent depuis le début de saison, qui ont du mal à trouver de la sérénité et de la confiance, et restent sur des séries de défaites. Ce soir, nous avons la chance que ça bascule pour nous. Nous avons une adresse que nous n’avons pas tous les soirs et qui a aidé. La seule chose que je peux souligner, c’est l’état d’esprit de l’équipe au quotidien, qui travaille depuis le mois d’août, qui a vécu un nombre d’impondérables difficiles à imaginer. Je veux les féliciter pour cela. Peut-être que si nous ne mettons pas les premiers tirs, l’analyse est totalement différente. Le début du match nous a mis dans de bonnes conditions alors que nous doutons comme Bourg-en-Bresse. Désormais, il n’y a qu’une chose qui compte, c’est le match suivant. Faire des pronostics ne sert à rien. Bourg va continuer à travailler, fera des résultats quand il fera des résultats. Ce n’est pas car nous avons gagné un match que nos problèmes sont résolus et que nous avons une dynamique dominante qui s’est installée ».


Jean-Luc Tissot (entraîneur JL Bourg) :
« C’est un baptême de l’air sans succès même si je reste persuadé que les joueurs avaient très envie de faire quelque chose, de changer quelque chose. Il y avait dans le vestiaire une atmosphère propice à cela. Après, trop rapidement dans le match, nous avons couru derrière la balle. Orléans a bien fait vivre ce ballon pour trouver des situations de tirs ouverts. Ils ont mis dedans. Nous avons le donc de reveer des joueurs un peu dans le dote, Harris a fait son show ce soir avec 32 points à 100 %. Nous courons trop derrière le ballon et les fantômes ne sont pas loin derrière. Les chaussures deviennent lourdes dans les rotations. Dans les vestiaires, il y a de la tristesse car les joueurs ont essayé. Ils ont voulu appliquer des choses avec cœur. Il y a de la tristesse, de l’abattement mais aussi une forme de fierté car nous chutons contre une équipe qui shoote à 3 points à 60 %. De notre côté, nous n’avons jamais mis la main sur ce match. J’avais osé espérer que cette salle prenne feu rapidement mais cela n’est pas arrivé car nous ne nous sommes pas installés dans le match. Nous avons joué les premiers systèmes en marchant, n’avons jamais trouvé la bonne carburation. Au poste 1, Jordan Theodore était KO jeudi soir, Simon Darnauzan me donne les minutes qu’il peut, nous avons dû remettre OD Bassett mais pas avec plus de succès qu’avant. C’est difficile de jouer sans un meneur qui pèse sur le jeu et sur le match… Comment s’en sortir ? Déjà, je vais essayer de garder les mecs avec nous, de ne pas être dans l’abattement. Après, nous allons peut-être brouiller les cartes défensivement, expérimenter un peu… Les résultats de cette journée (victoire de Boulogne, défaite de la JL, ndlr) font que nous étions au bord de la falaise et maintenant nous sommes en train de chuter, il va nous rester l’énergie du désespoir. Des fois, avec un bon coup de pied au fond de la piscine, on remonte vers la surface… même si la surface est loin; Aujourd’hui, le niveau intrinsèque de l’équipe et le niveau de chaque joueur font que nous n’arrivons pas à nous élever et à prendre la main sur le match comme nous avons l’espoir de le faire ce soir. Alors cela fait doublement mal ».

Développement vendredi dans l’édition papier de Voix de l’Ain.

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